‹ Saint Vincent de Paul, sa vie, son temps, ses œuvres, son influenceChapitre 63 sur 87 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

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Mort de Louis XUI

lielieu n'était plus depuis le h décembre 16â2. Sou uie fois pris, il avait affronté la mort, ce dernier et uévitable ennemi, avec le calme et impassible courage ivait déployé contre tous les autres.

3tte nouvelle : u Voilà uq grand politique mort, » se

contenté de dire froidement Louis XIII, charmé de enfîn d'une impérieuse tutelle. Cependant il ne cbanen au gouvernement; il promit aux parents du cardicontinuation de sa bienveillance, et rendit un dernier âge à son ministre en appelant Mazarin dans son 1. A cette succession de ministres-rois, on pouvait [uer le mot de notre vieille monarchie : «Le roi est vive le roil » Richelieu allait se survivre à lui-même verner encore après sa mort, première joie de son émancipation passée, Louis XUI •lenti qu'il ne lui restait ni le temps ni la force de rien er à la conduite des affaires : en effet, il ne devjit iirvivre six mois à son ministre. Sa santé, Uya^fimk

frêle, surtout depuis le sîége de Perpignan, s'affaiblissait de plus en plus, et, après quelques intervalles de retour dans les derniers mois de 1642, elle retomba dans une langueur d'où elle ne se put relever. Dès la fin de février 1643, une fièvre lente, une insomnie continuelle, un dégoût extrême de toute nourriture F achevèrent de miner. Un mois après, au milieu des flatteries des médecins, le roi s'aperçut le premier de l'inutilité de leurs remèdes et de la vanité de leurs espérances. Le 27, il dit à Bouvart, le premier d'entre eux : « Je sens bien que je m'en vais. J'ai demandé à Dieu cette nuit que si c'était sa volonté de me tirer de ce monde, il me ftt la grâce d'abréger la longueur de ma maladie. » Bouvart dut faire l'aveu terrible : « Je n'en suis pas surpris, répliqua le roi, je m'y étais bien attendu. »

Après avoir réglé la régence de la façon qui sera dite bientôt, il ne songea plus qu'à mourir en roi très-chrétien. Son confesseur, le fameux Père Sirmond, venait de quitter la cour. Ses quatre-vingt-cinq ans et sa surdité expliquent assez sa retraite, sans qu'on doive recourir à des raisons politiques. Il eut pour successeur le Père Jacques Dinet, qui arriva, vers le milieu du mois de mars, au vieux château de Saint-Germain. Le roi lui fit une confession générale de toute sa vie , consulta en sa présence Mazarin et le secrétaire d'État Des Noyers sur quelques cas de morale gouvernementale, et communia avec piété le jour de l'Annonciation. Le Père Dinet profita de la confiance que le monarque mourant lui témoignait, pour lui faire réparer quelques torts plus criants de la politique dénaturée et impitoyable de Richelieu. « Sur les représentations du confesseur, raconte le conventionnel Grégoire*, le roi donne des ordres pour qu'on délivre les prisonniers, qu'on rappelle les exilés, victimes innocentes, et qu'on paye les gages des serviteurs de sa mère. Le confesseur lui représente l'obligation de témoi» gner publiquement ses regrets du traitement rigoureux

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