‹ Saint Vincent de Paul, sa vie, son temps, ses œuvres, son influenceChapitre 80 sur 87 · SERVICES AUX COMMUNADTÉS DE FEMMES, ETC · texte numérisé non relu

SERVICES AUX COMMUNADTÉS DE FEMMES, ETC

à cet usage que nous devons les détails qui précèdent, -extraits presque textuellement de deux relations rédigées par les sœurs de Saint-Denis et de la maison du faubourg Saint- Jacques.

Ces maisons si bien dirigées par lui, il les fermait soigneusement à tout ce qui pouvait y introduire soit l'esprit -du siècle, soit les erreurs répandues alors dans l'Église. €omme il voulait les tenir dans le dénûment, l'abnégation, loin de l'estime et des regards des créatures, il leur inter- ■disaît tout commerce même avec les religieuses des autres ordres, à plus forte raison avec les personnes du monde. Avec une sainte et généreuse fermeté, il en refusait l'entrée ^ux dames de la plus haute condition, à des princesses même, qui la lui demandaient pour satisfaire soit leur curiosité, soit une dévotion mal entendue. De cette règle ■étaient exceptées les seules bienfaitrices, dont il avait la liste exacte. Et ce titre de bienfaitrice, il ne le laissait pas acquérir par de seules générosités ; il fallait y joindre une foi pure et une vertu solide. Par exemple, le monastère de la rue Saint-Antoine pouvait espérer de grands avantages d'une dame, qui, en deux années qu'elle y était restée, lui avait -déjà donné une somme de 50,000 livres, et en donna 300,000 -à un autre monastère .moins scrupuleux. Mais elle voulait se conduire d'après les avis des nouveaux sectaires, et introduire dans le couvent son directeur janséniste : Vincent lui fit restituer ses 50,000 livres et la congédia. En général, il ne permettait pas aux femmes du monde de cohabiter avec les Filles de Sainte -Marie, quelque avantage qu'on en pût Attendre, parce qu'il avait peur que l'esprit mondain ne s'y introduisît avec elles. A tous les avantages temporels, il préférait le bien spirituel des communautés. 11 lui en revenait souvent bien des rancunes et des persécutions : ainsi, une grande dame, à qui il avait fermé la porte de la maison de Saint-Denis, ne lui permit pas de faire une mission sur :ses terres; n'importe, il était inflexible. En 1658, on vint lui dire que madame Payen , belle-mère de M. de Lyonne,

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