A Monsieur de Fonteneil
Remerciements pour services rendus. — Prière de dissuader le frère de saint Vincent d'un voyage à Paris.
Paris, 29 août 1635.
MONSIEUE,
Je ne puis vous exprimer les sentiments que Notre-Seigneur me donne du nombre infini d'obligations que je vous ai de tant d'affection que vous avez témoignée à M]\L de La Salle et Brunet, et de tant d'assistances que vous leur avez données dans toutes les affaires que nous avons eues de delà. Je suis encore confus de la charité que vous avez exercée et que vous exercez continuellement envers mon pauvre frère, et parce que vous avez fait tout cela pour l'amour de Dieu, et que la reconnaissance de tant de bienfaits est au-dessus de notre pouvoir. Je prie Notre-Seigneur, monsieur, qu'il soit lui-même votre remerciement et votre récompense, vous protestant qu'il ne sera jour de ma vie que je n'en conserve le sentiment, et que je ne recherche les occasions de vous honorer et de vous servir. Regardez-nous donc désormais, monsieur, comme des personnes sur qui vous avez acquis un absolu et souverain pouvoir ; disposez de nous de la sorte, et faites-nous la charité, au nom de Notre-Seigneur, de prendre" notre maison lorsque vous viendrez cet automne en cette ville ; que si cependant vous désirez que nous vous renvoyions l'argent que vous avez fourni de delà pour nous, ou que nous les baiUions de deçà, commandez, monsieur, et nous vous obéirons en cela et en toutes choses. Et si tant est qu'il vous plaise aussi avancer ce que mon pauvi'e frère aura besoin de delà, pour l'amende à laquelle il est condamné et aux dépens, pour sa part et pour s'en retourner, je vous le rendrai avec le
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surplus, lit j)a.rcn q\\\m m'a (lit qu'il ;iv;iil: ((Uol(jui' pensiV. de \(Miir (Ml c.ojlc, ville uio voir, je vous supplie, inonsiour, de Vvu (léloui'iier, laul; à cause de son vieil âii^e, que ])arce (jue, (iiiand il y serait, je ne pourrais lui rien donner u'aya.nt la disposition de <|uoi que co soit. Je parle au bou M. de Fontencil couinie au vœuv de uion coour et couinio à celui que je cluM'is plus que je ne ])uis exprimer; qui suis, eu l'amour de Notre-Seigncur et de s;i sainte Mèr(\ son très humble, etc.