‹ Saint Vincent de Paul;Chapitre 33 sur 113 · A Munsieiir Jyiicas^ à MonimiraiL · texte numérisé non relu

A Munsieiir Jyiicas^ à MonimiraiL

11 l'engage à se reposer. — Mission de Saint-Germain. — Heureux fruits. — Nouvelles des Missions.

Paris, ce 21 t'évriei' 1G38.

MoNsnonn,

Je vous fais ces lignes avec un peu (h^ liàic, <|iii soûl pour vous prier d'avoir soin de votre; santé et de c<.'lle de iVI.. Caignet,

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et de vous reposer après ce grand travail, avant que de recommencer la IVIission. Et quand vous le serez, vous pourrez commencer à travailler dans les villages qui dépendent du diocèse de Troj^es et de Montmirail Je vous fis écrire dimanche passé par M. Soufflier, et vous priais alors de la même chose, et de nous renvoyer M. du Chesne, et qu'en sa place, je vous enverrai M. Galon; mais quelque petite incommodité qu'il a ne lui permettant cette satisfaction à présent, il s'en retourne à Aumale oii il pourra faire quelque chose à l'entour. J'ai été chez votre frère au pont Saint-Michel pour le prier d'envoyer celui qui demem^e chez M. Béhn, à la Mission. Mais il me dit que celui ci n'était pas en ville, qu'il était encore à Milly, et qu'au retour je l'enverrai à Ruel. Je n'ai pas su qu'il l'ait fait ni qu'il soit revenu. Je vous envoie une lettre des Cévennes ; la Compagnie se porte assez bien. Dieu merci. La Mission de Saint-Germain s'en va achever avec bénédiction, quoique au commencement l'on ait eu sujet d'exercer la vertu de patience (1). Il en est peu de la maison du roi qui n'ait fait son devoir avec le peuple et avec une dévotion digne d'édification ; la fermeté contre les gorges découvertes a donné heu à cet exercice de patience. Le roi dit à M. Pavillon qu'il était fort satisfait de tous les exercices de la Mission, que t'est ainsi qu'il fallait travailler, et qu'il rendrait ce témoignage partout. J'avais grande difficulté d'envoyer en ce Heu-là tandis que la cour y était ; mais Sa Majesté m'ayant fait l'honneur de me mander qu'il le désirait ainsi, il fallut passer par-dessus nos difficultés ; celles qui en ont eu le plus au commencement sont maintenant si ferventes, qu'elles se sont mises de la Gharité, servant les pauwes en leur jom-, et ont fait la quête par le bourg, en quatre bandes ; ce sont les filles de la reine. M]\L Lambert, Perdu, Guissot, Godoing Benoist et Gourrant sont à Richeheu ; MM. Gresnu et Savignier dans le duché d'Aiguillon, en Gascogne, oii Dieu lui donne, comme il a fait à M. de Sergis et à M. Brunet, une grande bénédiction, et M. de Sergis s'en retombe à Toulouse, où MgT l'archevêque l'attend avec grande impatience. Je finis en me recommandant aux prières de MM. Gaignet et du Ghesne, et je vous supplie, monsieur, de donner de nos nouvelles et nos recommandations à MM. Mouton et Boucher. J'espère leur

(Ij « J/oii a eu un |)cu à suuffrir à cette Mission à cause des d ''.couvertes. » Lettre à M. Lambert, 20 février 1638.

LETTRES A DIVEÎIS, l<';:5-4lU3 == 73

écrire mercredi et de vous envoyer M. Bourdet à la place de M. du Chesne. Je suis, etc.

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