Au cardinal Mazarin
Il lui rend compte d'une démarclie qu'il a faite pour la pacification.
(juillet 1652.?)
Je supplie très humblement Votre Éminence de me pardonner de ce que je m'en revins liier au sou' (1) sans avoir eu l'honneur de recevoir ses commandements : je fus contraint à cela, parce que je me trouvai mal. M. le duc d'Orléans vient de me mander qu'il m'enverra aujourd'hui M. d'Ornano (2), pour me faire réponse, laquelle il a désiré concerter avec M. le prince (3). Je dis hier à la reine l'entretien que j'avais eu l'honneur d'avoir avec tous les deux séparément, qui fut respectueux et gracieux. J'ai dit à Son Altesse Royale que si l'on rétabhssait le roi dans son autorité, et que l'on donnât un arrêt de justification (4), Votre Éminence donnerait la satisfaction que l'on désire (5) ; que difficilement pouvait-on accommoder cette grande affaire par des députés, et qu'il fallait des personnes de réciproque confiance, qui traitassent les choses de gré à gré. Il me témoigna de parole et de geste que cela hii revenait, et me cht qu'il en conférerait avec son conseil. Demain au matin j'espère être en état d'aller porter sa réponse à Votre Eminence, Dieu aidant.
(1) De Samt-Denis.
(2) Secrétahe des commandements du duc d'Orléans.
(3) Piince de Condé.
(4) Du cardhial.
(5) La sortie de Mazarin du royaume.
116 = SAINT VINCENT DE PAUL. — GlIAP. V =