Monsieur G et, supérieur, à Marseille
Il le remercie des éclaircissements qu'il a donnés sur ses comptes. Il regrette qu'il n'ait pas vu le chevalier Paul.
Paris, 3 mai 1658.
Monsieur,
Je n'ai qu'à vous remercier de l'éclaircissement que vous me donnez touchant les sommes que vous avez reçues et employées
Force fut au capitaine de le garder. Au bout de trois ans, de mousse il était devemi matelot, et, quelques mois- après, soldat au fort Saint- Elme, dans l'île de Malte. Un duel avec son caporal faillit lui coûter la vie ; mais, sauvé par des chevahers français, il partit sur un brigantin armé en course, et s'y distmgua tellement, que, le capitaine ayant été tué, il fut mis à sa place. De nouveaux exploits le signalèrent bientôt au grand maître de Malte, qui le fit chevalier servant d'armes et lui confia le commandement d'un vaisseau. Lorsque Richelieu prit la surintendance de la mamie française, il le demanda au grand maître et le nomma capitaine d'un vaisseau de guerre. C'est en cette qualité qu'il commença à servir la France dans la guerre d'Espagne, et il s'éleva successivement aux grades de chef d'escadre et de vice-amiral des mers du Levant. »
1S6 = SAINT VINCENT DE PAUL. — GHAP. YI =
pour MM. les aumôniers et pour votre maison; je ne l'ai vu qu'en passant, je le considérerai à loisir.
Je vous remercie aussi de ce que vous avez envoj^é à Tunis les dernières mille liwes dont je vous ai prié.
Vous garderez, s'il vous plaît, ies quatre cents livres que M. Perriquet vous a envoyées pour Alger, jusqu'à ce qu'on y fasse passer le reste.
Il eût été bon que vous eussiez vu le chevalier Paul, comme je vous en avais prié, encore qu'il n'y eût aucune apparence qu'il exécutât sa proposition ; car au moins auriez-vous pu découvrir plus en particulier ses sentiments sur une telle entreprise, et en tirer quelque instruction qui nous pourrait servir, en cas qu'un autre la fasse; car si elle est faisable, Mme la duchesse d'Aiguillon se promet de la faire faire à M. de Beaufort, qui (à ce qu'on dit) doit commander l'armée navale ; mais vous n'avez que faire d'en parler.
J'écris à M. Huguier qu'il donne huit hvi'es à un forçat nommé Alexis Leyo, sur la galère la Reine; vous lui en tiendrez compte, s'il vous plaît.
Je prie Notre-Seigneur qu'il accompHsse en vous et par vous sa très sainte volonté, en laquelle et par laquelle je suis, etc.