‹ Saint Vincent de Paul;Chapitre 84 sur 113 · A Monsieur Jolly, supérieur, à Rome · texte numérisé non relu

A Monsieur Jolly, supérieur, à Rome

Il lui annonce la réception du bref portant l'approbation des vœux de la Compagnie.

22 octobre 1655.

Monsieur,

Nous avons reçu le bref portant l'approbation de nos vœux, grâces à Dieu ! C'est à lui que nous en avons la principale obhgation, étant vrai que, sans une spéciale conduite de sa part, il nous eiit été impossible de surmonter les difficultés. C'est lui qui, de sa grâce, a disposé nosseigneurs les cardinaux, les docteurs et les autres qui ont contribué au succès de cette affaire, et le pape même, à nous favoriser dans ce dessein pour l'affermissement de la Compagnie. C'est lui aussi, monsieur, qui vous a choisi pour être le promoteur et comme l'âme de cette poursuite ; il vous en a donné ici les mouvements, et il a béni de delà votre conduite d'une manière en quelque façon admirable, ayant même surpassé notre espérance. Que sa divine bonté en soit donc à jamais glorifiée ! Qu'elle soit votre récompense des peines que vous avez prises, et qu'elle-même vous fasse connaître la reconnaissance que j'en ai !

Je vous remercie de ce que vous me mandez touchant la

dépendance des évêqnes ; nous nons en tiendrons à cela, puisque la volonté de Dieu nous est connue par ce bref. Je mande à M. Blatiron que Fexplication de cette dépendance, au sens qu'elle est couchée, a été faite par ces messieurs les docteurs à nosseigneurs les députés, sans que j'en aie écrit ni parlé.; c'est pour lui ôter la difficulté qu'il y trouve, dans la pensée qu'il a, que cela vient de nous et que nosseigneurs les évêques en seront choqués. J'estime aussi qu'ils n'auront pas sujet de l'être, ayant, comme ils ont, un pouvoir absolu sur toutes nos fonctions extérieures, etc.

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