CHAPIIRE V SAINTE-BEUVE ET CHATEAUBRIAND
I. — Orig-rne du cours de Sainte-Beuve à Lièg^e. — Sa nomination et sa démission de professeur de littérature à l'Université de cette ville en i83i. — L'amitié d'un ministre. — Accueil fait à Sainte- Beuve par la presse belge. — Ses lettres à Mme Olivier à ce propos. — (( Ce n'est pas comme à Lausanne. » — Une lettre de Sainte-Beuve à Charles Rogier. — Son cours sur Chateaubriand. — Reproches que lui ont faits les dévots du grand homme. — Croyance de Sainte-Beuve dans la sincérité religieuse de Chateaubriand. — Epicurien à l'imag-ination catholique. — Pourquoi Sainte-Beuve attendit la mort de Chateaubriand pour s'exprimer sur son compte en toute franchise. — La « religion française de Bossuet et de Racine ». — (c Le nœud de soie et de velours. » — Défaut de la méthode de Sainte-Beuve. — Comme quoi le Génie du Christianisme n'a rien perdu à la connaissance exacte des circonstances dans lesquelles il fut écrit. — Chateaubriand et Pauline de Beaumont. — Une parenthèse : Xavier de Maistre et le jeune officier de.Mi^ie Hautcastel. — Critique injuste faite à Sainte-Beuve par M. Henry Bordeaux.
II. — Un passage inédit des Mémoires (T outre-tombe, — L'abbé Bertin accuse Sainte-Beuve de falsification des textes. — Passage retrouvé dans un manuscrit des Mémoires de Chateaubriand. — • U Itinéraire de la duchesse de Mouchy. — Belle page de Sainte- Beuve sur le chercheur d'imag-es. — Son admiration pour Pauline et les autres adoratrices de Ptené. — Moins sévère pour Chateaubriand à cet égard que ses thuriféraires patentés.
III. — La conversion de Chateaubriand fut-elle aussi spontanée (\M''i\ l'a dit? — Examen approfondi de la question. — Le dernier vœu de la mère de Chateaubriand. — Légende à ce sujet. — La lettre de Chateaubriand à Fontanes du 17 octobre 1799. — Sainte-Beuve y voit la (( seule réponse victorieuse qui se puisse opposer aux notes marginales de V Essai sur les Révolutions. — Il n'a pas vu que ce fut Fontanes qui prépara la conversion de René. — Fontanes,