‹ Sainte-Beuve et Alfred de VignyChapitre 21 sur 37 · Revue des Deux Mondes , 30 octobre · texte numérisé non relu

Revue des Deux Mondes , 30 octobre

2. Léon Séché, Sainte-Beuve , I. Cf. Péguy, Victor- Marie, comte Hugo, 1910, p. 79.

LETTRES DE SAINTE-BEUVE

Plus tard, s’il faut en croire Renduel, il aurait été irrité par des plaintes indiscrètes de Hugo à Buloz, au point de chercher un duel avec lui. L’affaire s’arrangea \ Cette fois il trouva la mesure comble, et exigea une rétractation de la note du 30 octobre. Elle fut insérée dans le numéro du 15 novembre 1 2.

1. Adolphe Jullien, Le romantisme et l'éditeur Rendue l, p. 125.

2. « Et à ce propos, puisque l’occasion s’en présente, faisons remarquer que lorsque récemment il est échappé à la Revue de parler des écrivains qui relèvent d’un autre grand écrivain, il va sans dire que les maîtres en tout genre n’entraient pas dans notre pensée. Le grand écrivain dont il s’agit serait le premier, nous en sommes certain, à repousser une telle prétention ; lui-même il a toujours fait la guerre à YÉcole. Les Lamartine, les de Vigny, les Mérimée, les Barbier, les Dumas, ne relèvent que de leur propre direction ; leur pensée n’appartient qu’à eux, ainsi que l’instrument par lequel ils l’expriment. »

A ALFRED DE VICxNY

Vigny reconnut-il dans ces deux morceaux la main de Sainte-Beuve ? L’un et l’autre étaient anonymes. Ce qui, en tout cas, lui échappa toujours c’est la correspondance échangée alors sur son dos entre le poète et le critique.

Sainte-Beuve à Hugo, 13 novembre. — « J’ai bien hâte de cette pièce (Le Roi s'amuse)... J’ai su que vous saviez les misères d’un gentilhomme de notre connaissance : un homme qui en est venu là ne fera plus que de la satire ; mais son enthousiasme et son génie poétique sont morts. Les génies féconds sont à l’abri de ces bassesses que j’appellerai sordides L.. »

Hugo à Sainte-Beuve, même jour. —

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