‹ Sainte-Beuve et ChateaubriandChapitre 5 sur 28 · T. Il, p. 378, éd. C. Lovy, 18S'J · texte numérisé non relu

T. Il, p. 378, éd. C. Lovy, 18S'J

UN PP.OIJLEME D HISTOIRE LITTEItAIRE. 2o

C'est alors que, attaqué dans la loyauté de sa parole, l'abbé Deguerry écrivit à l'auteur, pour protester contre l'accusation dont il était l'objet et confirmer son premier témoignage,

Sainte-Beuve ne répondit pas et ne corrigea rien.

Mais, dans lintimité, M. Troubat nous le révèle, il fit partager son indignation à ses secrétaires, pour laudace que l'abbé D. avait eue de lui manquer d'égards, à lui, « écrivain », etc., et, incidemment, au cours d'un article sur Bourdaloue ^ il affirma que l'abbé Deguerry avait été « convaincu » d'inexactitude dans son récit, et qu'il s'était c vu obligé d'en convenir dans une lettre à moi-même adressée, disait-il, lettre d'ailleurs violente, pleine d'emportement et de jactance, plus digne d'un prêtre que d'un chrétien ».

C'est une justice à lui rendre, qu'il n'a pas pu toujours cacher la profondeur de ses haines.

Quant à la lettre où son correspondant l'injurie et s'accuse, ni lui ni les siens ne l'ont jamais publiée, et l'on devine peut-être pourquoi. La voici donc; le lecteur pourra ainsi juger par lui-même :

Paris, 16 juillot 18G3.

« Monsieur,

« L'on vient de porter à ma connaissance un passage de l'une de vos dernières publications, que je n'ai pas lue, dans lequel vous niez, en outrageant ma personne et mon caractère, ce que le Journal des Débats inséra, sous ma signature, au sujet de

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