‹ Sainte-BeuveChapitre 14 sur 30 · XXXVIII PREFACE · texte numérisé non relu

XXXVIII PREFACE

Voilà, mon cher ami, tout ce que j'avais à vous dire du discours de M. Janin. Quant à la partie purement littéraire, je la lui abandonne. Il y a longtemps qu'il s'est fait une manière, et à son âge on n'en change pas. Je vous ai dit les deux points qui m'avaient le plus choqué et blessé profondément dans son discours, parce qu'ils touchaient essentiellement à la vie privée et à la conscience de M. Sainte-Beuve. Tout le reste ne relève que de la liberté de critique et d'appréciation littéraire : on aurait trop à faire, sur ce terrain même, à relever toutes les erreurs de M. Janin. En Sainte-Beuve, mon cher ami, Votre tout dévoué,

Jules Trou bat.

J'ai promis de noter quelques-uns des manques de touche de M. Janin; j'en signalerai deux seulement, et encore est-ce, comme on dit, pour le bon exemple.

Dans une esquisse très-fantaisiste de la jeunesse de Sainte-Beuve, il parle de ses ('tudes, de ses travaux comme élève en médecine, et là-dessus, de s'écrier :

ce L'aspect de ces affligés, leur peine silencieuse, la mère au chevet de son fils, le vieillard mourant abandonné !... Le jeune

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