La correspondance chiffrée de Retz avec l'abbé Charrier
2. L'offre d'une lecture à M. Sainte-Beuve de la correspondance secrète du cardinal de Retz.
heures et demie, je serais flatté et honoré de vous recevoir et de vous entendre. Dans tous les cas, Monsieur, veuillez me faire part du volume dès qu'il sera prêt, et je mettrai à votre disposition et à celle de votre héros ma petite trompette.
«Agréez, Monsieur, l'expression de ma gratitude et de mon respect.
ce Sainte-Beuve. »
Ce 18 février 1866.
(( Monsieur,
«J'ai àvous remercier infiniment de l'intéressante lettre qui m'a été remise de votre part, et aussi pour la personne que vous aviez chargée de me la remettre. J'ai trouvé en madame Roger des Genettes une de ces personnes d'esprit avec lesquelles on se sent tout d'abord à l'aise et comme en pleine connaissance. Tout ce que vous me dites de vos tra\aux est bien fait pour m'întéresser. Vous êtes du petit nombre de ceux qui travaillent non pour le bruit, mais pour la science elle-même, pour cette belle science de l'histoire qui est une mer sans rivage et sans fond. Vous en ferez sortir quelques belles iles mieux connues. Je vois que ce sera toute une révolution d'opinions sur le cardinal de Retz. Il méritait
d'être approfondi et de trouver son peintre définitif. Je ne pourrai, dans une préface que je vais ajouter a une nouvelle édition de mon livre de Port-Royal, qu'indiquer votre future publication, avec le regret de ne pouvoir, dès à présent, en faire profiter ma narration, trop conjecturale sur le chapitre de Retz. Je ne peux que me féliciter, Monsieur, d'une curiosité qui m'a valu une si obligeante réponse et qui me permet de vous exprimer les sentiments de haute estime que méritent votre personne et vos travaux.
« Votre dévoué, »
Ce 23 février 1866.
(( Cher Monsieur,
« Je ne sais moi-même comment vous remercier de tant de bonté. Je la reconnaîtrais en me faisant un honneur d'en accepter l'effet. Il faut bien vous dire que je ne suis pas un historien, je ne suis qu'un littérateur, c'est-à-dire quelque chose de complexe, mais qui a besoin d'opérer sur des bases déjà assises et préparées. Dans mon livre sur Pore- Royal, j'ai moins prétendu faire une Histoire qu'un grand portrait : portrait du monastère et de la société de ces Messieurs, et au dedans quantité de
portraits particuliers et de médaillons. J'ai tenu compte des faits extérieurs du jansénisme, mais sans m y attacher expressément. J'ai pourtant rencontré devant moi un gros problème : Retz, coadjuteur ou archevêque, et les ennemis de Port-Royal accusant nos Messieurs d'avoir été les âmes damnées de Retz. J'ai combattu cette idée, au moins pour quelques-uns des plus intérieurs de mes solitaires. Cependant il est bien évident que le parti janséniste proprement dit était plutôt favorable à Retz. Je me suis tenu dans une plaidoirie et une apologie générale avec beaucoup de circonspection. Je vous demanderai la permission de vous adresser dans le courant de la semaine prochaine ces cinq gros volumes de Port-Royal de la dernière édition. Vous y trouverez au tome III, page 124 et suivantes, le résumé de ma pensée et de ma conjecture. C'est à cette occasion qu'il serait tout naturel d'indiquer en note un correctif qui est probablement nécessaire, et de renvoyer à Y Appendice ( il y a à la fin de chaque volume un Appendice assez considérable). Or, il serait d'un prix inestimable pour moi de pouvoir insérer dans cet Appendice un certain nombre de pages de M. de Chantelauze, où lui-même voudrait bien, dans la mesure où il le
jugerail convenable, exprimer le véritable état des choses, résultant des pièces à lui connues. Déjà, dans le 1er volume de Port- Royal de la seconde édition, un homme respectable qui avait de la bonté pour moi, le Père de Montézon, a bien voulu faire quelque chose de pareil pour les relations de Saint - Vincent-de-Paul avec Port-Royal. Voilà donc, cher Monsieur, quel serait mon vœu et mon ambition que votre offre aimable est venue éveiller. Je serai reconnaissant au delà de tout de pouvoir offrir à mes lecteurs de telles prémices, d'approcher sur ce point de l'entière vérité et de vous le devoir. »
Ce 12 juillet 18GG.
Cher Monsieur.
J'ai trouvé, par-ci parla, dans mes correspondances, quelques détails sur le Retz de la fin. Je vous enverrai ces bribes. Il est bien probable que, soit variation, soit affaiblissement, il a eu des velléités sincères de conversion et de pénitence dans les tout derniers temps de sa vie. Mais bientôt la nature et l'habitude reprenaient le dessus. Qui peut se vanter de connaître un seul homme?
Si la chose était possible, ce serait vous, cher Monsieur, après ce vaste travail d'assemblage, de comparaison et de pénétration.
Tout à vous.
Ce 31 janvier IS67.
Cher Monsieur,
Je vous reçois, je vous lis, je dévore cette quantité de choses neuves, mises en pleine lumière avec tant de droiture et d'équité. Cela est excellent, incontestable, et fera le pins grand effet. J'avise à l'instant dans ma pensée au moyen de rendre efficace et assurée l'interdiction de reproduction pour ce véritable bienfait intellectuel dont vous enrichissez mon Port-Roy ni
Je mettrai quelques lignes en tète (de votre mémoire). Je me féliciterai et je me félicite déjà de vous avoir déterminé à écrire un peu plus tôt que vous ne l'auriez fait, un mémoire si neuf, si décisif, si honorable pour rérudit, pour l'historien, — et, permettez-moi de le dire, — pour celui aussi à l'intention de qui vous avez bien voulu le rédi J'attendrai impatiemment la lin. qui «'puisera ce sujet jusqu'ici tout équivoque et obscur, et e mais si bien éclairci
SAINTE-BEUVE, 2i9
Je vous remercie de l'intérêt que vous portez à ma santé : l'ensemble paraît peu atteint, mais j'ai, depuis deux mois, une grave infirmité persistante (une rétention absolue). Ces choses-là viennent rarement seules, et quoique nous ayons triomphé des premières complications, je me méfie toujours. C'est pourquoi je suis si pressé, et, pardonnezmoi, si pressant.
Agréez, cher Monsieur et ami, l'assurance de ma gratitude et de mes sentiments dévoués.
Ce 9 février 18G7.
Cher Monsieur et ami,
Je reçois et je lis cette seconde partie. Elle est, comme la première, tout à fait décisive : il n'y aura jamais trop de citations, ces sortes de pièces étant la vraie nouveauté qui coupe court aux conjectures. Vous nous y faites voir Retz bien misérable, et s'il a eu de l'amour-propre et du faste en public, pendant la période révolutionnaire, il le paye amplement par ces misères d'intérieur et ces petitesses
qui nous sont révélées Votre travail se partage
bien en trois parties, trois époques : il épuisera la question, non-seulement du jansénisme, mais du christianisme de Retz.
220 SAI N TF.-P, F. CVK.
Jusqu'à nouvel ordre, je fais ceci : j'annonce dans Y appendice du tome III (que j'ai déjà dû livrer à l'impression) que j'ai entre les mains l'intéressant mémoire sur Retz que j'avais promis, mais que, ne pouvant le donner en cet endroit à cause de son étendue, je le réserve pour un volume suivant où il sera parlé de Retz une dernière fois. Je combinerai ce prochain volume de telle sorte qu'il y ait lieu à un Appendice de 80 ou 100 pages. L'endroit que j'ai en vue répond au tome IV, p. 411, 412. Ce sera l'occasion de renvoyer à un Retz complet, à Y Appendice
Je vous remercie bien de tout ce soin si docte et si amical. J'aspire au Retz converti, si tant est qu'il le fut jamais. — Merci pour vos questions sur ma santé. L'infirmité va jusqu'ici tellement quellement sans complication.
Tout à vous, cher Monsieur et ami.
Ce 23 révri<
Cher Monsieur et ami,
Enfin, je l'ai lue cette lin si désirée! C'est fort curieux. Vous suive/ avec une parfaite bonne foi les vicissitudes de cette vie et de cette unie. Vous
doutez là où peut-être elle eût clouté elle-même de la réalité de ses propres sentiments. La situation où vous placez le lecteur, par cet assemblage de témoignages, est celle même où la réflexion conduit. Je ne savais rien du tout de cette mort équivoque, et voilà jusqu'au bout de l'extraordinaire et qui fait question. Vous m'imposez une trop grande responsabilité en me laissant maître de quelques suppressions dans les citations : la vérité ici consiste dans le complet. Je vais bien réfléchir sur la manière dont il pourra être fait honneur à ce beau et bon travail, lorsque nous en serons à l'Appendice auquel j'ai dû le remettre et qui sera probablement, d'après ma nouvelle division, au tome Y (le tome III étant définitivement clos). Je tâcherai surtout que le lecteur n'en perde rien. — Vous avez mille fois raison sur M. de Talleyrand; Retz avait tout autrement d'essor et, auprès de lui, le prince-évôque n'était qu'un paresseux, mais un paresseux qui a bien su prendre ses moments. — Je vous remercie de votre bon intérêt sur ma santé. Elle n'est pas pire, mais elle n'est pas améliorée quant à l'essentiel. Contentons-nous de durer. — Je suis tout à vous, cher Monsieur et ami, avec une entière gratitude et un entier dévouement.
Ce 9 mars 1867.
Cher Monsieur et ami,
J'ai reçu cette fin ainsi modifiée. Le problème s'éclaircit, et il est mieux en effet de se défier de ces grands mystères où l'imagination se loge, comme toujours, plus volontiers que la vérité. Madame de Sévigné a l'expression charmante, mais agréablement excessive, comme une étoffe bouffante : il y a place pour en rabattre un peu. — Je pousse mon impression le plus vivement possible, afin de moins retarder le moment où je pourrai vous y insérer (amplecti) et vous faire tout à fait mien. Il y aura à maintenir le? trois divisions du mémoire et à mettre en tête de chacune un sommaire de ce qu'elle contient. Tout cela vous passera sous les yeux en dernier ressort.
J'aime à savoir que vous avez repris ces bonnes et chères études qui sont la joie de l'esprit et qui font une consolation permise aux peines de cœur. — Je répondrai à votre bon intérêt que ma santé n'est pas pire, mais que le l'ait grave et permanent reste le même,
Tmit à vous, cher Monsieur et ami.
Ce 27 avril 18G7.
Cher Monsieur et ami,
L'une de vos dernières lettres me parlait de Mazarin. L'histoire lui a donné raison pour cette Paix des Pyrénées, que pourtant Saint-Evremond, ïurenne et le parti militaire auraient aimé à voir retarder. Ce parti peut-être avait raison ; mais la paix, après les longues lattes, est un si grand bien qu'on est toujours tenté d'en bénir les auteurs, eussent-ils été un peu pressés de la conclure.
— Connaissez-vous sur Mazarin cette particularité qu'il eut, à un moment, la prétention de passer pour général et d'avoir des vues militaires? — Dans la campagne de Dunkerque et Gravelines, il aurait bien voulu avoir un certificat de général signé Turcnnc; mais celui-ci fit la sourde oreille. On voit cela à la suite des Mémoires de Bouillon ; c'est à lire
Agréez, cher Monsieur et ami, l'assurance de mes sentiments dévoués.
Ce 18 mai 18G7.
Cher Monsieur et ami,
Je vous remercie bien des bonnes paroles que vous m'adressez et dont je tache de faire mon profit, sans pouvoir malheureusement me faire tout à fait illusion sur bien des points. L'essentiel est pour le moment que je vais mieux et que je puis suivre mon travail, — notre travail : car le mémoire sur Retz est plus qu'à demi composé; et d'ici à peu de jours, j'aurai le plaisir de vous l'envoyer à lire dans un texte tout à fait courant et sans fautes d'impression. Vous n'avez pas à vous inquiéter de l'effet : votre travail fondé sur des textes est hors de toute discussion. Les lecteurs n'auront qu'à apprendre et à profiter en le lisant. Moi-même je me persuade que cette grosse édition dernière (de Port-Royal) passera sans encombre. Il y a très-pou de juges, très-pou de plumes qui osent s'aventurer sur ces matières : et parmi colles qui, en si petit nombre, sont compétentes ou du moins intéressées à donner un avis, j'ai tellement donne de prouves de mon impartialité, même à travers mes sorties de polémique,
SAIXTE-HKUVK. 225
que je me ligure que les attaques (si attaques il y a) en seront fort amorties. Ce sont moins les adversaires théologiques qu'on a à redouter que les fauxhypocrites du monde et ceux qui font semblant de se scandaliser : or ici, par la gra\ité du sujet et par la nature des questions, nous échappons à tous ces beaux messieurs de la chose... Vive Veuillot ! Je l'aime mieux avec sa rudesse d'en face et se> atouts.
Agréez, etc.
Ce 30 mai 1807.
Cher Monsieur et ami,
Vous devez me trouver bien lent : c'est que je ne veux vous rien envoyer que de complet et sur quoi vous n'ayez qu'à vous plaire en vous lisant, comme si c'était un autre, tout couramment et sans rien qui arrête pour la pensée et pour la correction. J'achève une révision des dix placards qui contiennent votre Étude si intéressante, si neuve et rajeunie même dans les parties connues. J'espère que vous ne vous apercevrez pas même des légers raccords et rajustements qu'ont amenés les vérifications de textes, d'autorités, etc., j'ai fait tout cela comme pour moi. — Il est un petit point
que je n'ai pas encore vérifié : c'est là où vous dites que pendant le séjour que Rancé fit à Rome chez Retz, celui-ci fit tous ses efforts auprès du pape, quoique vainement, pour faire agréer de sa sainteté la réforme de la Trappe. Ce quoique vainement est-il exact? Je n'ai pas sous les yeux une Vie de Rancé. L'approbation de Rome ne serait donc venue que plus tard? Vous voyez comme je suis scrupuleux. Puissiez-vous en vous lisant dire comme tout lecteur dira : Cest bien!...
... Je presse ardemment tout ce travail du cinquième volume, profitant du répit que me laisse ma santé et du bénéfice des longs jours.
A vous, cher Monsieur et ami, de tout cœur.
Ce S juillet 1SGT.
Cher Monsieur et excellent ami,
Je vais tenir compte de vos désir-. Seulement il n'est pas possible de prendre à la tin un ton différent de celui du commencement. Soyez donc tranquille. J'ai résisté quand vous avez voulu mettre projet sérieux de pénitence : sans résister maintenant en sens contraire, je vous trouve un peu prompt à ne pas accorder qu'une lubie sérieuse de
SAINTE BEUVK.
pénitence n'ait point passé par cette tête à imagination vive. Je glisserai la phrase sur la conversion morale, tout en étant persuade que si Retz avait été moins vieux et mieux portant, il aurait recommencé toutes ses polissonneries.
Il ne faut pas être trop honnête homme pour juger ces grands coquins. Vous apercevez-vous maintenant que vous avez eu tort de céder au conseil de cette dame, qui ne voulait pas absolument admettre que Retz révélât les confessions et en fît des gorges chaudes.
Votre mémoire a un caractère : il brille par la bonne foi ; il n'y a pas de parti pris; vos hésitations même, accompagnées de pièces et de preuves positives, aident à la conviction du lecteur. Ne lui ôtez pas m extremis ce caractère. — Mais encore une fois, je tiendrai compte de vos désirs.
Merci de votre assentiment qui, de votre part, a tant de prix. L'affaire, d'ailleurs, est grosse et bien loin d'être terminée.
Je suis tout à vous de cœur.
228 SAINTE BEUYE.
Même jour.
Cher Monsieur et ami,
Je trouverai moyen de mettre la phrase sur la conversion morale (de Retz) opposée à la conversion chrétienne; mais veuillez pourtant vous demander en quoi consisterait cette conversion morale, pour peu que Retz fût plus jeune et plus vaillant. Elle consisterait peut-être à ne plus troubler l'Etat et pour cause : Louis XIV était présent. Mais quant aux mœurs, je doute que la réflexion eût rien changé à celles de Retz, au moins à l'égard des femmes. Toutefois, il y a une distinction à établir, et la littérature peut beaucoup de choses. Une jolie phrase crée des vraisemblances.
Excusez ces pensées qui trottent et me traversent l'esprit et sachez-moi
Rien tout à vous.
Ce 20 août
Cher Monsieur cl ami,
Je vous envie d'être en ces beaux lieux ' que je n'ai fait qu'entrevoir, il y a quelques années. J'étais
i. A Aix-les-Bains.
SAINTK-BEUVB. 220
encore vaillant et capable de joie. — La nature n'est pas juste, et en ce moment je pense à votre spirituelle amie ' qui a un mal de larynx : faut-il que la privation soit toujours là d'où vient le charme? et quel plus doux charme et plus innocent qu'un entretien vif et amical en présence des plus beaux lieux ?
Je ne puis arracher à l'imprimeur les dernières feuilles de l'Appendice du ;>e volume. Le tirage à part, d'où ce retard dépend peut-être (a cause de la lettre engagée), doit être terminé, mais je ne l'ai pas. Dès qu'un exemplaire me sera parvenu, vous l'aurez. L'en-tete dont vous me parlez a été laissé, sauf changement de quelques mots. Je n'ai remis
J . 11 s'agit d'une femme de beaucoup d'esprit et dont le cœur vaut l'esprit, de madame Roger des Genettes, petite-fille du girondin Duffriche de Vala/.é, nièce du général du même nom et du célèbre docteur Des Genettes, médecin de Napoléon 1er. Des considérations de famille, il faut le dire avec regret, ont empêché cette femme distinguée de donner l'essor dans lus Revues à de rares facultés lit- -. Quelques amis privilégiés qui reçoivent d'elle des lettres merveilleuses de style, de grâce, d'esprit et de bon goût, des lettres uii tout coule de source, peuvent seuls se rendre compte de le public a perdu en étant privé de la lire. Sainte-Bsuve n'avait vu madame Roger que deux ou trois fois au plus, et avec son coup d'oeil rapide et sur il l'avait classée dans son esprit. Dans la lettre ci-dessus il fait allusion à sa conversation, qu'il avait trouvée, suivant son expression, pleine de charme, et dont malheureusement, depuis ce temps-là, par suite d'une maladie de larynx, ses parents - amis profitent trop rarement.
230 SAINTK BEDVE.
sur le tirage à part et je n'ai ajouté que le passage de la préface, h cause de l'espace qui manquait.
Je vois que M. de n'a pas déserté les beaux
lieux ni la charmante bannière que j'aime toujours à. saluer de loin. Hélas ! je ne vaux guère rien de près, et j'aime peu à parler d'une santé où il est difficile de démêler les désagréments pénibles des périls plus ou moins prochains.
Veuillez offrir mes hommages à madame Roger des Genettes, et agréer, cher Monsieur et ami, mes compliments les plus affectueux.
Ce 20 septembre 1SG7.
« Cher Monsieur et ami,
(( Je voulais toujours vous écrire, et j'attendais pour cela que notre vaisseau fût lancé et mis à flot. Mais comme il y a toujours du retard, je ne r~ai> pourquoi, et que cela peut durer encore plus dune quinzaine, je viens tout de suite vous remercier des aimables communications, — et de celle de votre spirituelle amie ■ qui me donne un peu de confusion, au milieu du plaisir, — et de la lettre