‹ Sainte-BeuveChapitre 6 sur 163 · AVANT-PROPOS Y · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS Y

sujets traités, des problèmes soulevés, des personnages étudiés. Presque toute la littérature ancienne et moderne, les principales périodes ou les principaux types de l'histoire religieuse ou morale, ou même politique, écrivains, artistes, magistrats, grands seigneurs ou grandes dames, généraux, ministres, princes ou chefs d'Etat, tout ou presque tout ce qui a pensé, écrit, ou agi, ou même simplement vécu « depuis qu'il y a des hommes et qui pensent », tout cela s'est donné rendezvous dans ces livres, plus ou moins longuement caractérisé et défini au hasard de la rencontre et de la production journalière. Et toutes ces pensées obscures ou claires, profondes ou superficielles, nobles ou vulgaires se trouvent là pénétrées, simplifiées et résumées par l'esprit le plus sagace, le plus lucide, et presque toujours le plus juste et impartial qui fut jamais. Sainte-Beuve aimait à comprendre et à faire comprendre : si ce ne fut pas là sa faculté maîtresse, ce fut au moins l'une de ses passions maîtresses. Il a passé quarante-cinq ans de sa vie, j'entends de sa vie intellectuelle, à exercer son intelligence ; quarante-cinq ans durant, il s'est efforcé de comprendre les idées les plus diverses, les doctrines les plus opposées, les systèmes les plus contradictoires : il a consigné dans son œuvre les résultats de ce long effort. M. Faguet l'a dit avec justesse et avec

Revue d'histoire littéraire de la France de mars 1902, je relève dix-neuf articles, parus dans le Globe, et qui n'ont pas été réunis dans les Premiers Lundis.

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