Quæ amb offenderant * animum Jsaae et Rebeccæ
x 25. Hebr, litt, : « Er vocavit. in nomine Domini. » C'est nne phrase. dont le véritable sens est, Et invocavit nomen Domini , comme l'exprime la Vulgate; au ps. ctv, Ÿ r, on lit dans l'hébreu vocate in nomiue ejus, bien rendu dans la Vulgate par évvocate nomen ejus.
Ibid. Mébr, : « Et les serviteurs d'Isaac y creustrent un puits. »
Y 29. Hébr. autr. : » Afin que vous ne nous fassiez aucun tort, de méme que nous ne vous avons point touché ; nous ne vous avons fait que du bien, et nous vous avons laissé aller en paix; et maintenant nous voyons que vous ‘es béni du Seigneur. » On lit dans l'hébreu fu manc, pour nunc tu, qu'on lit dans
COMMENTAIRE
disant: Je suis le Dieu d'Abraham ton pere : ne erains point, ear je suis avec toi; et je te bénirai, et je multiplierai ta postérité, à cause d'Abraham mon serviteur.
25. Hl éleva done là un autel, et, ayant invoqué le nom du Seigneur, il dressa sa tente, et commanda à ses serviteurs de ereuser un puits.
26. Abimélech vint de Gérare; Ochozath , son favori, et Phicol, chef de son armée, vinrent avec lui.
27. Isaac leur dit : Pourquoi venez-vous vers moi, vous qui me haïssez et qui m'avez chassé loin de vous ?
28. Et ils répondirent : Nous voyons que le Seigneur est avec vous, et c'est pourquoi nous avons dit: Qu'il y ait serment entre nous, et un traité d'alliance,
29. Afin que vous ne nous fassiez aucun mal, comme nous n'avons touché à rien qui vous appartienne, et que nous n'avons rien fait qui püt vous offenser ; mais nous vous avons laissé aller en paix, comblé des bénédietions du Seigneur.
30. Et Isaac leur donna un festin, et ils mangèrent et burent ensemble ;
31. Puis, se levant le matin, ils se jurerent alliance; et, après, Isaac les laissa retourner paisiblement chez eux. |
32. Or, en ce méme temps, les serviteurs d'Isaac vinrent et lui apporterent des nouvelles du puits qu'ils avaient creusé , disant : Nous avons trouvé de l'eau.
33. C'est pourquoi il appela ce puits, Abondance; et jusqu'à ee jour on a nommé la ville Bersabée.
34. Or, Ésaü , âgé de quarante ans, prit deux femmes: Judith fille de Bééri , Héthéen ; et Basémath fille d'Elon , de la méme contrée :
35. Qui toutes deux attristerent le cœur d'Isaac et de Rébecca.
le samaritain.
Y 3r. On lit dans l'hébreu , vir fatri su0 ; dans le samaritain, soeio suo.
Ibid, Hebr. autr, :
en paix. »
Ÿ 35. Hébr. : « Elles furent un sujet d'amertume et de chagrin pour Isaac et Rébecen. » Les Septante traduisent : « Elles étaient d'une humeur contrariante à l'égand d'Isaac et de Rébecca. » Le paraphraste Jonathan et le Jérusrlemitain disent qu'étant idolátres, elles ne voulurent pas écouter les avertissements d'Isaac et de Rébecca.
* Et ils quitièrent Isaac, qui les laissa aller
COMMENTAIRE
Sur la terre de Chanaan.
La terre de Chanaan, promise à Abraham et à Isaac, n'était pas un digne objet de leur attente, ni une digne récompense de leur foi : aussi Dieu les tient-il dans ce pays-ià comme des étrangers, etsans aucuue demeure fixe. Ainsi vécurent tous les patriarches ,
en se disant éfrangers et voyageurs sur la terre, et soupirant san; cesse après leur patrie, Or, si e'eüt été une patrie mortelle, ils eussent songé à y relourner et à y établir leur domicile; mais on voit qu'ils avaient toujours devant les yeux. le ciel, où tendait leur pélerinage. La terre que Dieu leur promit, en figure de ce céleste héritage, fut promise à Abraham avant la circoncision : par conséquent, ce n'est point la terre que les Juifs charnels occupérent, mais une autre qui était marquée pour tous les peuples du monde.
LA GENÈSE, CHAPITRE XXVII
Sur le peuple qui devait sortir d' Abraham.
Le genre humain se corrompait, Chacun voulait avoir son Dieu. Le vrai Dieu, qui avait tout fait, était devenu le Dieu incounu. Un si grand mal gagnait et allait devenir universel. Nous avons vu comment, pour l'empêcher, Dieu suscita Abraham, en qui il voulait faire un nouveau peuple, et rappeler à la fin tous les peuples du monde pour être en Dieu un seul peuple. Non-seulement Dieu avait promis à Abraham que de lui sortirait un grand peuple, comme nous l'avons déjà dit, mais toutes les nations de la terre devaient être bénies en lui , in semine (uo, c'est-à-dire, comme l'explique saint Paul, dans un de sa race; en sorte qu'il devait y avoir un seul fils, sorti d'Abraham, par qui serait répandue sur toutes les nations de la terre la bénédiction qui leur était promise en Abraham. Ce fruit, ce germe béni, cette. semence sacrée, ce fils d'Abraham, c'était le. Christ, qui devait venir de sa race; et c'était aussi cette semence bénie, promise à la femme des le commencement de nos malheurs, et par qui la tète da serpent devait étre écrasée et son empire détruit. La méme promesse est réitérée ici à Isaac, puis à Jacob. C'est pourquoi, aprés cela, Dieu a voulu être caractérisé par ce titre, le Dieu d'Abraham,
d'Isaac et de Jacob, c'est-à-dire, le Dieu des promesses, le Dieu sanctilicateur de tous les peuples du moude; et non-seulement des Juifs , qui sont la race charnelle de ces patriarches, mais encore de tous les fidéles, qui en sont la race spirituelle et les vrais enfants d'Abraham. Et tout cela ne s'est accompli qu'en Jésus-Christ, par qui seul le Dieu véritable, auparavant oublié par tous les peuples du monde, sans que personne le servit, si ce n'étaient les seuls enfants d'Abraham, a été préché aux gentils, qu'il a ramenés à lui après tant de siecles,
C'est pourquoi, dans tous les prophètes, la vocation des gentils est toujours marquée comme le caractère propre du Christ, qui devait venir pour sanctilier tous les peuples: et voilà cette promesse faite à Abraham, qui fait tout le fondement de notre salut.
Sur les noms de frères el de sœurs chez les Orientaur.
Les noms de fréres et de srurs se donnaient, chez Jes Orientaux, aux enfants des freres et des sieurs. Laban était petit-fils de Nachor, frère d'Abraham, et Isaac. étant. fils d'Abraham, frère de Nachor, Isaac pouvait, sans mentir, appeler sa sœur, Rebecca sœur de Laban, niece d'Abrahlam.