‹ Sainte Bible en latin et en françaisChapitre 187 sur 1035 · Et Jacob répondit : Mon seigneur, vous savez que · texte numérisé non relu

Et Jacob répondit : Mon seigneur, vous savez que

et que tout cela est à moi. »

X 13, Hébr. autr, : * Qui allaitent. » Dans le lati n même fea signifie quelquefois une bête qui allaite,

Ibid, Hebr. : « Si on les presse seulement un jour , tous mes trou peaux mourront, » Au lieu de ef sí urgeant cos, on lit dans le samaritain , ef si urgeam eos. L'expression die una parait transposee ; elle semble convenir mieux au second membre,

los hnbeam teneros, et oves et boves fœtas*, mecum ; quas si plus in ambulando fecero laborare, morientur unà dei euneti greges *.

14. Præcedat dominus meus ante servum suum ; et ego sequar paulatim vestigia ejus, sieut videro parvulos meos posse *, donec veniam ad dominum meum in Seir.

15. Respondit Esaü : Oro te ut de populo qui mecum est, saltem socii remaneant viz. Non est, inquit, necesse ; hoe uno tantum indigeo, ut inveniam gratiam in conspectu tuo, domine mi.

16, Reversus est itaque illo die Esaü itinere quo venerat in Seir.

17. Et Jacob venit in Socoth * , ubi ædificatâ domo et fixis tentoriis *, appellavit nomen loci illius Socoth, id est, Tabernaeula.

18. Transivitque in Salem*, urbem Sichimorum , quae est in terra Chanaan , postquam reversus est de Mesopotamia Syrie * ; et habitavit * juxta oppidum.

19. Emitque partem agri in qua fixerat tabernaeula, à filiis Hemor patris Sichem , centum agnis *.

20, Et, erecto ibi altari , invocavit super illud fortissimum Deum Israël.

Yoi4. Hébr. : « Selon les forces de cette troupe que je mene devant inoi,et de ces enfants, »

Y 17, Socoth devait étre à l'orient du Jourdain, à quelques lieues de Mahanaim au midi; l'explication du nom de Socorh est de l'interprète latin.

Ibid. Wébr. : « Ubi aedificavit sibi domum, et. pecudibus suis fecit tentoria, »

Y 18. Mébr. autr. : « I vint eu paix et heureusement vers la ville de Sichem. » C'est le sens du samaritain où, au lien de Salem,

COMMENTAIRE

j'ai des enfants faibles encore, des brebis et des vaches pleines; si je les fatigue en les faisant marcher plus vite, tout mon troupeau mourra en un jour.

14. Que mon seigneur passe devant son serviteur, et je le suivrai peu à peu, selon que je verrai que mes enfants le pourront, jusqu'à ce que je parvienne vers mon seigneur en Séir.

15. Ésaü répondit : Je te supplie que de tous ceux qui sont avec moi, du moins quelques-uns restent pour t'aecompagner. Il n'est point nécessaire, répondit Jacob; je n'ai besoin que d'une seule chose, c'est que je trouve grâce devant vous, mon seigneur.

16. C'est pourquoi Ésaü retourna ce jour-là en Séir, par le même chemin qu'il était venu.

17. Et Jacob s'en alla à Socoth où, ayant bâti une maison et dressé ses tentes, il appela ce lieu du nom de Socoth, c'est-à-dire Tabernacle,

18. Et Jacob parvint en Salem, cité de Sichem, qui est en la terre de Chanaan, après qu'il fut revenu de Mésopotamie de Syrie; et il habita auprès de la ville.

19. Et il acheta au prix de cent agneaux, des enfants d'Hémor, pere de Sichem , une portion du champ où il avait aussi ses tentes.

20. Et ayant élevé là un autel, il invoqua le Dieu trèsfort, le Dieu d'Israél.

on lit, pacificus, c'est-à-dire salvus. Sichem etait située à l'occident du Jourdain, prés de Samarie. Elle est nommée Sichar dans l'evangile de saint Jean, rv, 5; elle est connue aujourd'hui sous le nom de Ncapolis ou Naplouse.

Ibid. Hebr. litt. : « De Padan-Aram, »

Ibid. Wébr. litt. : « Il campa. »

Y 19. Hébr. : « Cent kesitah. » Ce terme est trés-inconnu. Le Lesitah pouvait être une bourse d'or ou d'argent d'une certaine valeur.

COMMENTAIRE

Sur le mot adorer.

Les Orientaux, comme je l'ai déjà dit, s'ine inaient devant ceux à qui ils voulaient faire honneur, jusqu'à se prosterner contre terre; ce que l'Écriture appelle adorer. Les Hébreux en usaient ainsi dès le temps des patriarches; ce qui venait apparemment des mœurs des peuples voisins dés longtemps assujettis à des maitres.

Du lieu appelé Socoth.

C'est-à-dire, suivant la paraphrase de Le Clerc : « Et Jacob vint dans le lieu. qu'il appela Socoth, ce qui signifie les tentes, Là, il bätit une maison pour lui et pour sa famille, et dressa des tentes pour ses troupeaux; » et ainsi il y fit quelque séjour.

Dom Calmet dit qu'on bátit depuis en ce méme endroit une

ville qui fut nommée Sochoth , et qui était sur le bord oriental du

Jourdain, presque vis-à-vis de Hethsan, autrement Scyfhopolis, laquelle était sur l'autre bord de ce fleuve.

De la valeur du kesitah.

Le prix du champ que Jacob acheta des Sichemites fut, suivant le texte hébreu, de cent Áesitah, c'est-à-dire de cent agneaux, comme l'interprètent les Septante et la Vulgate. M. Le Clerc a cru devoir laisser dans sa version le mot hébreu, sur l'explication duquel les commentateurs se sont fort tourmentés. Samuél Bochard a eru qu'il siguifiait une certaine monnaie, Quelques-uns, pour concilier l'opinion de Bochard avec la version des Septante et de la Vulgate, veulent que ces piéces de monnaie fussent marquées d'un agneau. Dom Calmet ne croit pas que du temps de Jacob il y eut de la monnaie frappée au coin; il a méme fait à ce sujet une tréscurieuse dissertation qu'on peut consulter ; elle est à la téte du pre-

LA GENÈSE, CHAPITRE XXXIV

mier volume de sa Bible. Il résulte de tout cela que les cent késitah

Suivant quelques interprètes, le késitah pouvait être une bourse

du chap. xxxutt de la Genèse sont une énigme qui, probablement, | d'or ou d'argent d'une certaine valeur.

ne sera pas sitôt expliquée,

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