Cenez, Théman, Mabsar
43. Magdiel et Hiram : ce sont là les chefs d'Édom, habitants de la terre de son domaine, sortis tous d'Esaü, le pere des Iduméens.
$ 37. Hébr. : « Qui était de Rohoboth du fleuve; » c’est-à-dire de la ville de Rohoboth , située sur le fleuve de l'Euphrate.
LA GENÈSE, CHAPITRE XXXVII
COMMENTAIRE
Descendants d'Ésaü et de Séir.
On trouve dans ce chapitre la généalogie, non-seulement des descendants d'Ésaü, mais encore des descendants de Séir Horrven, par lesquels était probablement habité le pays nommé Séir, du nom de leur auteur, avant qu'Ésaü fût venu s'y établir avec toute sa famille. Le Clere, et après lui dom Calmet , veuleüt qu'Ésaü, pendant le séjour de Jacob en Mésopotamie , se soit emparé du pays de Séir sur les anciens habitants qu'il en chassa; mais il me: parait plus conforme au texte sacré de dire qu'Ésaü s'établit dans le pays de Séir du consentement des anciens habitants, en sorte que les descendants d'Ésaü et ceux de Séir eurent chacun dans le même pass, et, en méme temps, leurs chefs ou rois séparés, dont Muise rapporte les noms dans ce chap. xxxvi de Genèse. Suivant mon hypothése , il sera aisé de répondre à la question qu'on a ebutume de. faire ici, où l'on demande à quel propos Muiïse fait l'enmmération des descendants de Séir, qui ne paraissent pas avoir aucuir rapport avec les Israëlites ; je dirai que c'est parce que le pays de Séir, du temps de Moise, était apparemment également orcupé et, par. les
descendants de Seir et par les descendants d'Ésaü, qui avaient alors chacun leurs princes ou rois, lesquels étaient tous voisins de la terre dé Chanaan que les Israëlites étaient sur le point d'occuper ; À quoi il fant ajouter que le pays, nommé auparavant le pays de Séir, se nommait du temps de Moïse le pays d'Édom ou l'Idumée , parce qu'alors time grande partie de ses habitants descendait d'Ésaii, nommé aussi Édom. Ce qui n'empéchait pas qu'it n'y. eût aussi d'autres habitants descendus de Séir, puisque Moïse parait. nommer plusieurs chefs ou princes qui régnaient dans.l'Idugeée de son temps, et qui, descendaient , comme il le dit: lui-même expressément, les uns d'Ésaü, les autres de Seir.
Il est à propos de remarquer ici que la-grande obscurité de ce chapitre a “beaucoup exercé les commentateurs, qui, apres tout, auraient bien mieux fait de reconnaitre de bonae foi l'impossibilité où ils étaient de l'expliquer dans toutes ses parties, que d'avoir recours à des interpeétations qui ne sont presque todtcs fondées que sur de simples conjectures ‘souvent Arès- forces, et dés dà nullement recevables, x