‹ Sainte Bible en latin et en françaisChapitre 314 sur 1035 · Vade ad eum mané, ecce egredietur ad aquas · texte numérisé non relu

Vade ad eum mané, ecce egredietur ad aquas

et stabis in occursum ejus super ripam fluminis : et virgam, quæ conversa est in draconem, tolles in manu tua.

16. Dicesque ad eum : Dominus Deus Hebræorum misit me ad te, dicens : Dimitte populum meum ut sacrificet mihi in deserto * : et usque ad præsens audire noluisti,

17. Hac igitur dicit Dominus : In hoe scies quód sim Dominus : ecce percutiam virgá, quæ in manu mea est, aquam fluminis, et vertetur in sanguinem.

18. Pisces quoque qui sunt in fluvio, morientur; et eomputrescent aquæ, et affligentur Ægyptii bibentes aquam fluminis *.

19. Dixit quoque Dominus ad Moisen : Die ad Aaron : Tolle virgam tuam, et extende manum tuam super aquas* Ægypti, et super fluvios eorum , et rivos ac paludes, et omnes lacus aquarum, ut vertantur in sanguinem : et siteruor in omni terra Ægypti, tam in ligneis vasis quam in saxeis *.

20. Feceruntque Moises et Aaron sicut præceperat Dominus : et elevans virgam percussit aquam fluminis coram Pharaone et servis ejus : quæ versa est in sanguinem. ,

21. Et pisces, qui erant in flumine, mortui sunt : computruitque fluvius, et non poterant Ægyptii bibere aquam fluminis, et fuit sanguis in tota terra Ægypti.

22. Feceruntque similiter malefiei Ægyptiorum incantationibus suis; et induratum est cor Pharaonis, nec audivit eos, sicut praeceperat Dominus.

23. Avertitque se, et ingressus est domum suam, nec apposuit cor etiam háe vice.

24. Foderunt autem omnes Ægyptii per cireuitum fluminis aquam ut biberent: non enim poterant bibere de aquá fluminis.

25. Impletique sunt septem dies, postquam percussit Dominus fluvium.

tant volontairement à la lumière de sa vérité, s'endureit de plus en plus par l'eloignement de cette divine lumière , et fût ainsi puni de son orgueil. »

X 15. Hébr. autr, : « Du canal. » Il en est de méme dans tout ce Chapitre, excepté au Y 19, où ees deux expressions sont distin-

.:« Afin quil me rende dans le désert l'hommage qui m'est dû. »

X 18. Hébr, autr, : « Et les Égyptiens souffriront beaucoup en

15. Va vers lui dés le matin; il ira vers le Nil, et tu te présenteras à sa rencontre prés de la rive du fleuve " et tu prendras en ta main la verge qui a été changée en serpent,

16. Et tu lui diras : Le Seigneur, le Dieu des Hébreux, m'a envoyé vers toi, disant : Laisse aller mon peuple , afin qu'il m'offre un sacrifice dans le désert; et jusqu'à présent tu n'as pas voulu écouter.

17. Voici done ce que dit le Seigneur : En ceci tu connaîtras que je suis le Seigneur; je frapperai de la verge qui est en ma main l'eau du fleuve, et elle sera changée en sang,

18. Et les poissons du fleuve mourront aussi, et les eaux seront eorrompues, et les Égyptiens qui boiront de l'eau du fleuve en seront malades,

19. Et le Seigneur dit à Moise : Dis à Aaron : Prends ta verge et étends ta main sur les eaux de l'Égypte et sur les fleuves, et sur les ruisseaux, et sur les marais, et sur tous les laes, afin qu'ils solent changés en sang, et que le sang soit sur toute la terre d'Égypte dans les vases de bois et dans les vases de pierre.

20. Et Moïse et Aaron firent ce que le Seigneur avait ordonné, et Aaron levant la verge, frappa l'eau du fleuve en la présence de Pharaon et de ses serviteurs, et elle fut changée en sang.

21. Et les poissons qui étaient dans le fleuve moururent, et le fleuve se corrompit, et les Egyptiens ne pouvaient boire l'eau du fleuve, et il y avait du sang sur toute la terre d'Égypte.

22. Les enchanteurs d'Égypte firent les mémes prodiges par leurs enchantements, et le cœur de Pharaon fut endurci, et il n'écouta pas Moïse et Aaron, comme le Seigneur l'avait ordonné.

23. Et il s'éloigna et entra dans son palais, et ne fléchit pas son cœur encore cette fois.

24. Et tous les Égyptiens ereusérent la terre autour des rivières, pour boire; car ils ne pouvaient boire des eaux du fleuve.

25. Et sept jours se passèrent après que le Seigneur eut frappé le fleuve.

buvant de l'eau du fleuve, ou seront dégoütés en buvant de l'eau du fleuve. » Le samaritain ajoute : « Moïse et Aaron allérent donc trouver Pharaon et lui dirent : Le Seigneur, le Dieu des Hébreux... ; » en reprenant tout ce que contiennent les 3 16, 17, 18.

Ÿ 19. Hébr.: « Sur les canaux. » Le Nil, dans la Basse-Égypte, se divise en sept branches qui sont autant de fleuves; ces branches sont coupées par des canaux ou par des ruisseaux. Enfin, il y à des marais et des lacs où l'on retient les eaux du Nil.

Ibid. Wébr. litt. : « Tant dans le bois que dans la pierre. »

COMMENTAIRE

Vue de la Providence dans les miracles opérés par Moise.

C'est-à-dire, suivant l'interprétation de dom Calmet, « prenez la verge miraculeuse, » qui est nommée ci-dessus, chapitre 1v, verset 20, la verge de Dieu, et qui est attribuée tantôt à Moise et tantót à Aaron, parce qu'ils s'en servaient l'un et l'autre pour faire leurs prodiges.

Ici commence un enchainement de prodiges nécessaires dans les vues de l'Étre-Supréme, soit pour affermir la croyance de son peuple au milieu des nations idolàtres, soit pour faire connaitre aux paiens mémes toute l'étendue de son pouvoir, et pour forcer les volontés les plus rebelles à concourir à l'exécution de ses desseins.

Loin de nous, en étudiant l'histoire, ce caractére d'un esprit faible et erédule, qui est disposé à tout admettre sans preuves, quelque merveilleux qu'il puisse être, et peut-étre méme à cause du merveilleux qu'il renferme ; mais loin aussi ces préventions injustes d'un esprit faux et borné, qui, malgré les preuves les plus éclatantes, refuse de croire tout ce qui sort d'un certain ordre de choses auquel nous sommes accoutumés , et se permet d'oublier que, depuis la génération d'une plante ou d'un insecte jusqu'à la gravitation des corps célestes suspendus dans l'espace , et suivant sans confusion leur marche constante, tout dans la nature serait un prodige si l'habitude ne nous l'avait rendu familier,

Pour nous, d'apres l'idée que nous avons concue de celui qui a tout fait, et bien au delà de ce que nous pouvons comprendre , persuadés que les miracles sont possibles, assurés d'ailleurs que ce sont des faits susceptibles d'étre prouvés par le témoignage humain, comme tous les faits historiques , continuons à éconter le législateur des Hébreux ; nous trouverons dans son récit tout ce qui peut en établir l'authenticité.

Sur les prodiges des magiciens.

Les Septante sont d'accord avec la Vulgate sur ce passage, qui peut donner lieu à une question trés-curieuse, mais en méme temps assez embarrassante, quelque parti que l'on prenne... On peut donc demander si les prodiges que Moïse attribue dans l'Exode aux magiciens d'Egypte avaient quelque chose de surnaturel, comme les prodiges faits par Moïse , ou bien, si de la part des magiciens, il n'y avait que de la fourberie et de l'illusion, dénuées de tout surnaturel.

Je croirais assez volontiers que, dans cetle occasion, les prodiges des magiciens d'Égypte, rapportés par Moïse dans les premiers chapitres de l'Exode, consistaient uniquement dans des fourberies et tours de souplesse, purement naturels , dont les ressorts artistement cachés ne pouvaient pas aisément se découvrir,

Mais presque tous les commentateurs veulent que les prodiges qu'on attribue à ces magiciens aient eu quelque chose de surnaturel, quoiqu'ils ne soient pas d'accord sur l'explication de ce surnaturel : les uns disent, et c’est le plis grand nombre , que le démon, d'intelligence avec ces magiciens , trompait par de purs prestiges les yeux de Pharaon et des Egyptiens, en leur représentant, sous la

figure apparente de serpents, de sang et de grenouilles, ce qui n'était réellement ni serpent, ni sang, ni grenouilles, Dom Calmet a suivi ce sentiment, qui à aussi été celui de presque lous les anciens Peres de l'Eglise, entre autres de saint Justin, de Tertullien, de saint Jéróme, de saint Grégoire de Nysse et de saint Prosper.

Mais, dira-t-on, si les prodiges attribués par Moise aux magiciens d'Égypte n'étaient que l'effet purement naturel de leur fourberie , pourquoi Moise n'a-til pas insinué cette vérité qui aurait beaucoup relevé les prodiges qu'il faisait au-dessus de ceux des magiciens? Au contraire , il semble supposer que les prodiges de ces magiciens étaient surnaturels comme les siens, puisqu'il se sert des mémes termes pour exprimer ses prodiges et ceux des magiciens. Il est de plus certain, par plusieurs autres passages de l'Écriture, que les écrivains sacrés n'ont jamais douté qu'il se püt faire des vrais prodiges en faveur des imposteurs, Je réponds à cela que la raison nous oblige à dire que, dans tous les endroits des saintes Écritures où l'écrivain sacré semble supposer qu'il s'est fait ou. qu'il se peut faire de véritables prodiges en faveur de l'imposture ou du mensonge, l'auteur inspiré parle suivant sa coutume, conformément à l'opinion commune, sans l'approuver. Or, c'est une opinion commune que les fourberies et les impostures des magiciens, devins, etc, sont de xéritables prodiges.

Et non audivit eos, sicut. præceperat Dominus, Le Clerc traduit ici et aux autres endroits des chapitres ver, var et suivants de l'Exode, où pareille expression se trouve dans la Vulgate, prout Jehova pradireret, ce qui fait un bon sens; mais en lisant comme la Vulgate, avec laquelle les Septante sont ici d'accord, on entendra ainsi ce passage : « Et Pharaon n'obéit point à ce que le Seigneur lui commandait par la bouche de Moise et d'Aaron, »

Première plaie d'Égypte.

Voilà ce qu'on appelle communément {a première plaie d'Égypte. Elle consista, suivant l'opinion commune, en ce que « toute l'eau du Nil, qui coulait en Egypte (c'est-à-dire dans la partie de 1 Égypte qui obéissait au prince qui retenait les Israélites en servitude), toute l'eau des citernes, des puits, des ruisseaux, des canaux, des lacs, des étangs, des marais; toute l'eau, en un mot, qui se trouva alors dans le royaume de Pharaon, sans en excepter méme les eaux qui étaient dans des vaisseaux particuliers, faits ou de pierre ou de bois, suivant la coutume du pays; toutes les eaux, dis-je, furent converties en sang, et restèrent en cet état pendant sept jours enliers, »

Au reste, il faut convenir que le prodige que je viens de rapporter, tout. étonnant qu'il est, parait être désigné assez clairement par Moïse; car on lit ainsi aux versels 20 et 21 : Extende manum tuam super aquas Ægypti, et super fluvios eorum , et rivos, ac paludes, et omnes lacus aquarum , ut vertantur in sanguinem , et sit cruor in omni terrà JE gypti tam in ligneis vasis, quàm in saxeis; et au verset 25: /mpletique sunt septem dies, postquàm percussit Dominus

flurium,

Mais ne pourrait-on pas dire que le miracle rapporté par Moïse en cet endroit consista seulement en ce que Moise et Aaron changèrent en sang, devant Pharaon, certaine portion de l'eau du Nil? ce que firent aussi à leur imitation les magiciens d'Egypte, comme il est dit au verset 22 de ce chapitre.

Ces mots du verset 20, coram Pharaone , semblent favoriser mon interprétation ; car ils paraissent restreindre l'étendue du prodige au lieu oà était Pharaon quand il se fit.

Jl est vrai qu'il y a quelques expressions qui semblent désigner le changement d'ean en sang dans toute l'étendue du royaume de Pharaon; mais on peut ramener ainsi ces expressions à mon explication.

Percutiam aquam fluminis (verset 17); c'est-à-dire, partem. agua er flumine haustam , comme l'a expliqué ailleurs le texte sacré, savoir, au verset 9 du chapitre 1v de l'Exode, où on lit ainsi : Sume aquam fluminis, et effunde super Aridam, et quidquid hauseris de fluvio , versetur in sanguinem, Yl est clair que dans ce verset, ces mots, quidquid hauseris de fluvie, sont l'explication de ceux-ci : sume aquam fluminis,

Pisces quoque qui sunt. in fluvio morientur (verset 18). Ceci doit se restreindre aux poissons qui se trouvèrent par hasard dans celle partie de l'eau du Nil, qui fut convertie en sang.

Et computrescent aquae , et affligentur AEgyptii bibentes aquam fluminis (ibidem) ; c'est-à-dire, et pars aquæ cx. flumine hausta , et in sanguinem versa, computrescet ; quo vio ; AEgyptii qui solent aquam hujus fluminis bibere, et illad ipsum flumen honore relligioso prosequi, pre horrore intabescent ; ou bien, si l'on veut. préférer à la Vulgate l'interprétation des Septante, quo vis, AEgyptii per aliquot dies, præ horrore fluminis in parte sui ità vitiati, de eo bibere , ut moris erat , non audebunt.

Le verset 19 s'entendra ainsi : Extende manum tuam. super aquas JE gypti quaslibet ; sive sint aquae flumineæ, sive aqu rivorum , sive püludum, sive cujuslibet lacus ; et virtute mea vertes ex his haustam partem in sanguinem ; adeó ut ex quolibet JEgvpti loco , ut libuerit , allata aqua, et in ligneis vasis, aut. in sazeis posita , statim coram Pharaonue cruor fiet,

La suite fait voir que Moise jugea à propos de faire ce miracle sur de l'eau du Nil, apparemment à cause du culte religieux et presque divin que les Égyptiens rendaient à ce fleuve, dont une portion d'eau changée en sang devait donner aux Égyptiens une grande idée de la puissance qui faisait agir Moise.

Et fuit sanguis in totà terrd. "Egypti (verset 21) , c'est-à-dire : « Et le miracle d'une portion de l'eau du Nil changée en sang passa pour constant dans toute l'Egypte; * ou bien : « Et cette eau, changée en sang par Moïse, fut portée par toute l'Egypte. »

Yl faudrait, suivant l'opinion commune, que ces magiciens aient changé toutes les eaux en sang dans toute l'étendue du royaume de Pharaon, et que ce changement ait duré sept jours, comme on suppose que dura eelui dont Moïse fut l'auteur, Or, il parait absolument impossible que les magiciens aient pa faire un tel prodige.

Car, 1? par le texte sacré, il est évident que les magiciens firent leur prodige peu de temps apres que Moïse eut fait le sien , et avant que les sept jours qu'on donne de durée au changement de l'eau en sang par Moïse fussent passés, Or, comment les magiciens auraientils pu changer en sang les eaux d'Egypte, dans le temps que ces

mémes eaux n'étaient alors que du sang, en conséquence du miracle de Moise?

Pour résoudre cette difficulté, dom Calmet dit que, pour faire le changement dont les magiciens furent auteurs, on alla chercher de l'eau ou dans la mer Méditerranée , ou dans la terre de Gessen , dont les eaux, comune le remarque l'auteur du livre de la Sagesse, n'avaient pas été changées en sang, ou enfin que l'on prit de l'eau des puits que l'on avait creusés aux environs du Nil, et où, comme il parait par le verset 24 de ce chapitre, on devait trouver des eaux pures. Mais cetie réponse de dom Calmet est une pure défaite; car si les magiciens n'eussent fait que changer une petite portion d'eau en sang , pendant que Moise avait fait le changement sur toutes les eaux d'Egypte, le texte sacré aurait-il dit « que les magiciens firent par leurs enchantements ce qu'avait fait Moise? « Quelle comparaison entre changer une petite portiou d'eau en sang, et faire ce méme changement sur toutes les eaux d'un royaume entier,

Le Clerc à répondu autrement à la difficulté, et a dit que les magiciens firent le méme miracle que Moise, et avec la méme étendue, mais seulement après que les eaux de l'Egypte furent revenues dans leur premier état, c'est-à-dire aprés sept jours révolus; mais cette solution de Le Clerc combat directement le texte de l'Ecriture, qui suppose certainement que l'opération des magiciens suivit immédiatement le miracle de Moise. Au reste, il faut avouer qu'on pourrait répondre que c'est à tort que tous les interprètes supposent que le changement des eaux de l'Egypte en sang, dont Moise fut l'auteur, dura sept jours, puisque l'Ecriture-Sainte ne le dit point du tout. On lit seulement au verset 25 de ce chapitre : Zmpletigue sunt. dies septem, postquam percussit dominus flueium ; ce qui ne parait signifier autre chose, sinon que «Ja seconde plaie d'Egypte arriva sept jours après la premiere, ^ mais nullement « que l'effet de la première dura sept jours. » Je conviens qu'en admettant cette. explication nouvelle du verset 25 de ee chapitre, la difficulté dont il est ici question tombe d'elle-méme ; mais je combats ici l'opinion commune qui admet l'autre explication,

2" Si les magiciens ont réellement changé toutes les eaux de l'Eg»ple en sang, comme Moise , où est la faute de Pharaon de n'avoir pas reconna le. doigt de Dieu dans les prodiges de Moise? Mais, dira-t-on, Moïse fit depuis d'autres prodiges que ne firent point les magiciens ; et qu'importe? Pharaon pouvait-il imaginer que la puissance opposée à Moïse, qui avait fait un aussi grand miracle que le changement de toutes les eaux de l'Egypte en sang, n'eüt pas eu la force, si elle eût voulu, de faire les autres prodiges qu'elle ue fit pas, et qui certainement n'étaient pas plus grands que celui de changer toutes les eaux d'un royaume en sang.

Disons done que, pour que Pharaon füt inexeusable, le prodige que Moise fit par une vertu surnaturelle a dû ètre de nature à ne pouvoir être imilé par les magiciens; car, en ce cas, c'était la faute de Pharaon s'il ne faisait pas le discernement avec une attention capable de Vinstruire de la vérité, Or, le changement fait tout à coup de toutes les eaux d'un royaume en sang ne parait pas pouvoir s'exéculer par aucun artifice purement humain : au contraire, le miracle, tel que je le propose, qui consiste dans le changement d'une petite portion d'eau en sang, peut être opéré par quelque artifice,

L'EXODE, CHAPITRE VIII

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