Moïse répondit : Qu'il soit fait ainsi que vous l'a
vez dit, je ne verrai plus votre face.
dans le samaritain.
X 26. Hébr,: « Ce que nous emploirons pour lui rendre hommage. »
X 33 et 29. Le P. Houbigant pense que la vraie place de ces deux versets, qui ne se lient pas avec le chapitre suivant, est aprés le verset 8 du chapitre suivant , où elle offre un sens suivi,
L'EXODE, CHAPITRE XI
Demande des Isracliles d'aller au désert.
Nous apprenons par Hérodote qu'il était trés-ordinaire en Egypte d'aller célébrer des fêtes avec un eoneours. prodigieux de monde, hommes, femmes, enfants. Ainsi Pharaon ne devait pas se défier de Ja proposition de Moise; de plus, Muise ajoute que les animaux doivent aussi être conduits à cette fête, ce qui s'entend des victimes qu'il plairait à Dieu d'ordonner, comme il le dit expressément plus bas à Pharaon.
Neuvième plaie.
Voilà la neuvieme plaie d'Ezypte. On trouve dans le chapitre xvtt de la Sagesse une description effrayante de cette méme plaie. Le sage dit d'une manière énergique : « Les méchants qui s'étaient persuadés qu'ils pourraient dominer la nation sainte out ete liés
par une chaîne de ténèbres et d'une longue nuit et renfermés dans leur maison; ils ont langui dans cet état, malgré les efforts qu'ils faisaient pour se soustraire à cette Providence qui ne cesse jamais d'agir; et, s'imaginant qu'ils pourraient demeurer cachés dans la nuit obscure de leurs péchés, ils se trouvérent dispersés et comme mis en oubli sous un voile de ténébres, mais ils furent saisis d'un horrible efíroi et troublés par des spectres : car les lieux secrets où ils s'étaient retirés ne les défendaient point de la crainte, parce qu'il s'élevait des bruits qui les effravaient, et qu'ils voyaient paraitre des fantômes affreux qui les remplissaient encore d'épouvante. Il n'y avait poiut de feu si ardent qui pat leur donner aucune clarté, et les flammes toutes pures des étoiles ne pouvaient éclairer cette. horrible nuit; il leur paraissait seulement des. éclairs de fen. qui les remplissaient de crainte, et étant épouvantés par ces fantômes qu'ils ne faisaient qu'entrevoir, tous ces ohjets leur en paraissaient encore plus effroyables.
C'est alors que toutes les illusions de l'art des magiciens devinrent inutiles, et que celte sagesse dont ils faisaient gloire fut convaincue honteusement de faussete, »