‹ Sainte Bible en latin et en françaisChapitre 328 sur 1035 · Mais parmi les enfants d'Israël pas un gémissement · texte numérisé non relu

Mais parmi les enfants d'Israël pas un gémissement

avez refusé de le laisser aller ; voici donc que le Seigneur va tuer votre fils ainé. Moïse dit encore : Voici ce que dit le Seigneur. »

X 7. Hébr. autr, : « Aucun chien ne remuera sa langue. »

Ibid. Hébr. autr. : « Quelle difference le Seigneur met entre les

COMMENTAIRE

ab homine usque ad pecus : ut sciatis quanto miraculo dividat Dominus Ægyptios et Israël.

8. Descendentque omnes servi tui isti ad me, et adorabunt me, dicentes : Egredere tu , et omnis populus qui subjectus est tibi : post liec egrediemur *.

9. Et exivit à Pharaone iratus nimis. Dixit autem Dominus ad Moisen : Non audiet vos Pharao, ut multa signa fiant in terrá Ægypti.

10. Moises autem et Aaron fecerunt omnia ostenta quia seripla sunt, eoram Pharaone. Et induravit Dominus cor Pharaonis, nec dimisit filios Israel de terrà sud. .

Égyptiens et Israël, »

ne s'entendra, ni le chien même, ni l'homme, ni la bête; afin que vous sachiez par quel miracle le Seigneur sépare les Égyptiens et les Israélites.

8. Et tous vos serviteurs descendront vers moi, et m'adoreront , disant : Sors, toi et tout le peuple qui t'est soumis; et apres cela nous sortirons.

9. Et Moïse tres-irrité s'éloigna de la présence de Pharaon. Et le Seigneur dit à Moise: Pharaon ne vous écoutera pas, afin que plusieurs signes soient faits en la terre d'Égypte.

10. Or, Moise et Aaron firent devant Pharaon tous les miracles qui sont écrits; mais le Seigneur endurcit le ecur de Pharaon, et il ne laissa point aller les enfants d'Israël,

X 8. Hébr, et Sept, : « Après cela je sorlirai. »

COMMENTAIRE

Sur le prélendu vol commande aux Israclites.

* Dieu, dit Bergier, a-t-il commandé un +0/ aux Israélites en leur ordonnant de demauder aux Egsptiens des vases d'or et d'argent, et de les emporter avec eux en sortant de l'Égypte? Les inerédules l'assurent ainsi, et ils en concluent que les Israélites étaient, comme les Arabes , une nation de voleurs et de brigands. Nous soutenons que ce ne fut pas un eo, mais une juste compensation; qu'il n'y eut de la part des Hébreux ni surprise, ni violence; que, quand il y en aurait eu, l'on ne pourrait pas encore les accuser d'injustier. C'était injustement, et contre le droit des gens, que les Egyptiens avaient réduit les Israélites en esclavage; qu'ils les avaient condamnés aux travaux sans leur accorder aucun salaire, et qu'ils avaient voulu mettre à mort tous leurs enfants mâles : ceux-ci étaient donc en droit de les traiter comme des ennemis, s'ils avaient été les plus forts, Cependant ils se bornérent à profiter de la consternation dans laquelle étaient les Egyptiens par la mort de leurs premiers-nés, et à leur demander un dédommagement qu'ils n'osaient pas refuser dans la crainte de périr de méme. C'est la. réponse de Philon, de saint Irenée, de Tertullien, de saint Augustin. Ainsi en jugeait l'auteur du Livre de la Sagesse, lorsqu'il a dit « que Dieu rendit aux justes la récompense de leurs travaux (chap. x, Y 17). »

Toutes ces raisons ont été amplement détaillées par les anciens docteurs de l'Eglise; mais ce qui mérite de trouver place en cet endroit, c'est la tradition, qui s'est couservéa dans la Gémare, sur le fait dont il s'agit.

Les rabbins y rapportent que, sous le regne d' Alesandre le grand, les Egyptiens intentérent un procès aux Hébreux devant ce monarque, pour les faire condamner à rendre les vases d'or et d'argent que ceux-ci avaient autrefois empruntés d'eux, ou à les indemniser

de leur perte en leur cédant la propriété du pays de Chanaan. Gibeah-Benkosam , avocat des Juifs, avant sominé les Egyptiens de pruduire les preuves de ce prétendu emprunt, ils en appelerent aux livres de Moïse, et spécialement au passage que nous expliquons. Mais l'avocat leur répliqua : « Hé bien! soit, nous nous en rapportons aux paroles de Moïse; mais lisez ce qu'il ajoute au méme endroit , que ce ne fut qu'au bout de quatre cent trente ans que les Tsraélites eurent la permission de sortir d'Egypte. Payez-nous le salaire du travail de tant de milliers d'hommes employés durant ce temps-là à vous servir, sans en avoir jamais recu la moindre récompense, et nous vous restituerons ce que vous prétendez vous avoir été emprunté, « Sur quoi, ajoutent les rabbins, les Egiptiens se désistérent de leur demande. Tertullien confirme cette ancienne tradition, et en presse le raisonnement avec beaucoup de force; mais le passage est trop long pour pouvoir être transerit ici.

Témoignages des anciens au sujet des miracles de Moise.

« Moïse et Aaron firent devant Pharaon tous les prodiges (qui sont écrits dans ce livre). »

Les prodiges de Moïse n'ont point été inconnus aux auteurs profanes qui ont parlé de ce législateur : Egyptiens, Phéniciens, Grecs, Romains, tous ont supposé qu'il avait fait des miracles, puisque la plupart l'ont regardé comme un magicien fameux : il ne pouvait que paraitre tel à des gens qui ne le reconnaissaient pas pour l'envové de Dieu,

Diodore et Hérodote ont parlé de l'état d'épuisement et d'humiliation où l'Egypte fut réduite par ces terribles événements.

L'EXODE, CHAPITRE XII

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