Et Moïse descendit vers le peuple et lui dit tout
X 16. Autr. ; » Le cor, «
XY 18. Hébr : «Toute la montagne était agitée d'un grand tremblement. » Sept. : « Tout le peuple fut saisi d'une grande frayeur, »
Ÿ 19. L'hébreu et les Septante ajoutent, im voce; » Dieu lui parlait d'une maniere sensible et intelligible, »
X 24. L'hébreu porte : « Qu'ils ne fassent pas irruption pour monter vers le Seigneur, »
X 25. Hébr. : « Et dixit eis. »
COMMENTAIRE
COMMENTAIRE
Sur le jour précis où les Israélites arrivèrent dans le désert de Sinai.
Mense tertio egressionis Ferael de terrá Egypti, in die hoc venerunt in solitudinem Sinaï, V1 est elair par ce passage que les Tsraëlites n'arrivérent dans le désert de Sinaï {près de la montagne de ce nom, comme il est dit au verset à de ce chapitre) que le troisième mois depuis la sortie d'Egyple; mais quel jour précisément de ce mois? Les interprètes ne sont pas d'accord sur ce point, ils expliquent trés-di(féremment ces paroles énigmatiques, i die hác , qui se trouvent également dans la Vulgate, dans les Septante et dans la version de Le Clerc. La plupart les entendent du troisième jour du mois : in die hdc, disent-ils , c'est-à-dire « le même jour, le jour du méme nombre que le troisième mois, le troisieme jour. «
Authenticité du miracle de Sinai.
« Nous ne connaissons aucun incrédule, dit Bergier, qui ait entrepris de prouver que tout cet appareil fût une illasion et un effet de l'art. Les Israélites étaient au nombre de deux millions , puisqu'il y en avait six cent mille en état de porter les armes. Aucmm ort humain ne peut rendre fumante une montagne aussi étendue que le mont Sinai , en faire sortir lc tonnerre et des éclairs capables d'effrayer une aussi grande multitude; Moise seul et Aaron son frère ostrent entrer dans la nuée et s'approcher du lieu où Dieu parlait. D'ailleurs on n'a jamais vu sur celte montagne aucun vestige de volean.
« Dira-t-on que c'est une fable? Moïse prend à témoin de ce prodige les Israélites eux-mêmes, quarante ans après ( Deut., chap. v, 3 5, a2 ot suiv.) Le visage de ce législateor, orné de rayons de lumiére depuis ce moment, était un autre prodige habituel qui faisait souvenir du premier (Exode, chap. xxxiv... Y 29). Eafin il établit pour monument la fête des semaines ou de la Pentecóte , et celte fête fut célébrée par ceux mêmes qui avaient ele spectateurs de ces divers évenements (ibid., Ÿ 22). Deux millions d'hommes n'ont pas pu consentir à célébrer, contre leur conscience, une féte en mémoire d'un fait qu'ils auraient bien avoir été supposé. Le miracle seul de Sinai suffit pour attester la divinité de la loi de Moise. »
Ce qu'on doit entendre par les prétres dont il est ici parlé.
C'est-à-dire que les prétres méme se purifient comme le reste dn peuple. Mais quels étaient ces prétres dont il est ici parlé? Car l'ordre sacerdotal n'était point encore établi par Moïse; quelques-uns croient que ce sont les fils d'Aaron et les lévites, qui , par anticipalion, sont ici nommés prétres; la plupart soutiennent que ce sont les premiers-nés des familles israélites, qui, comme il parait par le chapitre xii: de l'Exode, avaient été en quelque sorte consacrés à Dieu, et à qui ils veulent que le droit d'offrir des sacrifices appar-
————— p" A nnaMaMAÓÜA———!ONc—— M —— — ÀÓ— tá
tint avant que le Seigneur eût choisi pour ce ministère les descendants de Lévi. Le verset 5 du chapitre xxiv de l'Exode, où on lit ces mots, Misitque juvenes de filiis Israel, et obtulerunt. holocausta , immolaveruntque victimes pacificas Domino, semble insinuer que Moise , avant l'institution de l'ordre sacerdotal, choisit dans tout le peuple certain nombre de jeunes hommes qu'il chargea du scin de faire, au nom du peuple, les sacrifices à Dieu, Or, le verset 22 du chapitre xix de l'Exode entend apparemment parler de ces jeunes hommes.
Nous remarquerons ici en passant qu'en cet endroit le texte sacré ne dit point du tout que ces jeunes hommes aient sacrifié. Ce fut Moise qui fit l'effusion du sang des victimes ; les jeunes hommes ne firent que les lui amener et les égorger par son ordre ; cc qui se faisait souvent par de simples laïques, ume. depuis l'institution de l'ordre: sacerdotal par Moïse. J'entendrais donc tout simplement par les prétres , dont il est parlé dans le verset que nous examinons, les chefs de famille des lsraëlites, qui faisaient eux-mêmes dans ces temps anciens les fonctions de prétres en l'honneur de la Divinité qu'ils adoraient , coutume qui, probablement, eut lieu chez les 1sraélites jusqu'à ce que Moïse eût établi parmi eux l'ordre sacerdotal,
Réponse à ceux qui représentent Moise comme un imposteur.
Le soin que prend Moise d'éloigner le peuple et les prétres méme de la montagne de Sinai fait naturellement naitre des soupçons sur la vérité des merveilles qui s'y opéraient, Si elles eussent été réelles , il n'eüt pas manqué d'inviter les Israëlites à s'en approcher pour les consainere de plus en plus de la divinité de sa mission ; il y a dene lieu de croire que ces tonnerres , ces éclairs, ce feu, cette fumée qui cousrit la montagne, cette trompette qui sonna avec grand bruit, étaient des artifices de Moise qu'il avait eu soin de préparer avec quelques autres confidents.
« Réponse, — Nous connmençons par demander aux incrédules : Moïse a-til été envoyé de Dieu avec la puissance de faire des miracles pour autoriser sa mission, ou a-t-il té un imposteur qui a cherché à tromper par des lours d'adresse? S'il a. été envoyé de Dieu, les merveilles de Sinai ne sont pas une illusion, car on n'emploie l'artifice qu'au défaut du pouvoir; s'il a été un imposteur, qu'on nous dise par quel tour de souplesse il fit fondre sur l'Egypte une affreuse gréle au milieu des tonnerres et des éclairs , et que peu aprés ii l'euveloppa d'borribles ténèbres durant trois jours, pendant que les lieux habités par les Israëliles jouissaient du plas beau soleil; qu'on nous dise par quel tour d'adresse il [orga la mer de se diviser pour donner passage à une multitude prodigieuse d'hommes et d'animaux ? Par quelle industrie fournit-il chaque jour, pendant quarante ans, douze millions de livres d'une manne jusqu'alors inconnue à trois millions d'hommes dans un affreux désert? De quel artifice se servit-il pour faire sortir une riviere d'un. rocher? je dis riviere, ear il ne fallait pas une moindre quantité d'eau pour désaltérer un si grand peuple et abreuver tous les animaux qu'il conduisait? Nous ne poussons pas plus loin cette induction; ce que nous venons de dire suffit pour confondre nos adversaires. Non-seulement on montre la divinité des merveilles opérées à Sinai par la vérité incontestable des autres miracles de Moise, mais on la prouve encore parce que ces prodiges n'ont pu étre imités par aucun artifice,
L'EXODE, CHAPITRE XX
« Quelle comparaison peut-on faire entre le tonnerre simulé des théâtres, que l'on formait en jetant de petites pierres d'un baril dans un chaudron d'airain, ce qui ne pouvait produire qu'un bruit qui n'était pas entendu à mille pas; quelle comparaison, dis-je, peut-on faire de ce bruit avec celui d'un tonnerre qui effrayait trois millions de personnes réunies dans un camp de huit lieues au moins de longueur, et de plus de trente-trois liencs de cirem!? Quelle comparaison y a-t-il entre les flammes que la poix résine pilée peut produire, qui sont renfermées dans l'espace au plus de trente pieds,
et des éclairs qui parcourent une grande partie de l'horizon? Quelle comparaison peut-on faire entre nos trompettes parlantes, qui ne portent la voix qu'à mille pus, et celle qui se fit entendre du mont Sinai, et qui effraya tout le camp d'Israël qui était si vaste? Quelle prodigieuse quantité de bois n'aurait-il pas fallu couper pour entretenir sur cette montagne, pendant sept jours, ce grand feu qui en couvrait le sommet? Ce grand travail aurait-il pu se faire sans que personne s'en appercüt? »
ER E eel Ere iin l11lilítíLIiLLALLAAAL ILL LL ' i c] c liii - MM EEBOAEHDEEMM S MR SR ————————AM