Parle aux enfants d'Israël, et tu leur diras : Ayez
sabbatum meum eustodiatis : quin sigmum est inter me et soin de garder le sabbat ; car c'est un signe entre moi
vos in generationibus vestris : ut sciatis quia ego Dominus, qui sanctifico vos.
14. Custodite sabbatum meum ; sanctum est enim vobis ; qui polluerit illud, morte morietur : qui fecerit in eo opus, peribit * anima illius de medio populi sui.
15. Sex diebus facietis opus ; in die septimo sabbatum est, requies saneta Domino ; omnis qui fecerit opus in hae die, morietur.
16. Custodiant fllii Israel. sabbatum, et celebrent * illud in generationibus suis. Pactum est sempiternum ,
17. Inter me et filios Israel, signumque perpetuum : sex enim diebus fecit Dominus ccelum et terram, et in septimo ab opere cessavit.
18. Deditque Dominus Moïsi, completis hujuseemodi sermonibus in monte Sinai , duas tabulas testimonii lapidens scriptas digito Dei.
i. r4. Hébr, litt. : Son âme sera retranchée. » $ i6 et cr. Hébr. autr. : « Qu'ils fe célébrent par un pacte éter-
et vous dans la suite de vos générations, afin que vous sachiez que moi je suis le Seigneur qui vous sanctifie. |. 14. Observez mon sabbat, et quil vous soit sacré : | eelui qui le violera sera puni de mort ; si quelqu'un travaille ce jour-là, il sera retranché du milieu de son peuple. :
15. Vous travaillerez les six autres jours ; mais le septieme est le sabbat et le repos consacré au Seigneur : quiconque fera quelque ouvrage en ce jour-là, mourra.
16. Que les enfants d'Israël gardent le sabbat, et qu'ils le eclébrent dans la suite de leurs générations. C'est un pacte éternel ,
17, Et un signe à jamais entre moi et les enfants d'Israël : ear le Seigneur a fait en six jours le ciel et la terre ; et le septième il s'est reposé.
18, Et le Seigneur, ayant achevé de parler à Moïse sur la montagne de Sinaï, lui donna deux tables de pierre qui contenaient la loi écrite du doigt de Dieu.
nel, et ce sera un signe perpétuel entre moi et les enfants d'Isracl.«
COMMENTAIRE
Sur l'intelligence dont furent doués les ouvriers.
ll n'est pas nécessaire, ce me semble, d'admettre ici une connaissance infuse et d'un ordre supérieur dans les ouvriers qui travaillerént au tabernacle ; il suffit de leur en accorder une acquise et naturelle , mais tres-parfaite , et que le texte sacré attribue immédiatement, en cet endroit, à Dicu, parce que, dans l'Écriture, tout ce qui est bon en son genre est attribué par excellence à Dieu comme cause immédiate,
Dans le style des Hébreux , un esprit de Dieu est un esprit supérieur, excellent ; des montagnes divines sont des montagnes trésélevées; des cèdres divins, des cèdres très-hauts.
Sur les tables de la loi.
Ces tables contenaient, suivant le verset 48 du chapitre xxxrv de
l'Exode , les préceptes du Décalogue. Il ne faut pas s'étonner qu'elles fussent de pierre, car personne n'ignore qu'anciennement on gravait les lois sur l'airain, le bois , le marbre, etc.; enfin il est dit qu'elles étaient écrites du doigt de Dieu, c'est dire par Moïse, dirigé en cela par l'esprit de Dieu : néanmoins l'opinion commune veut qu'elles aient été écrites par la main de Dieu méme, sans le ministère de Moise.
Voilà la seconde révélation publique que Dieu a faite aux hommes; voila, avec la révélation faite à Adam, à Noé et à Abraham, le fondement de la religion sainte que nous professons , religion ébauchée en quelque sorte quelque temps aprés la páque mosaique, sur la montagne de Sinaï, au milieu de feux étincelants , et ensuite achevée, consommée , perfectionnée cinquante jours aprés la pâque chrétienne, sur la montagne de Sion, au milieu d'un vent impétueux et de langues de feu qui parurent séparément sur la tête de chacun des premiers disciples de Jésus-Christ,
^. L'EXODE, CHAPITRE XXXII