‹ Sainte Bible en latin et en françaisChapitre 581 sur 1035 · Vescetur tamen panibus qui offeruntur in sanctuario · texte numérisé non relu

Vescetur tamen panibus qui offeruntur in sanctuario

23. Ita dumtaxat, ut intra velum non ingrediatur, nec accedat ad altare, quia maeulam habet, et contaminare non debet sanctuarium meum. Ego Dominus, qui sanctifico eos.

24. Locutus est ergo Moïses ad Aaron, et ad filios ejus, et ad omnem Israël, cuncta quæ fuerant sibi imperata.

offerre, on lit dans le samaritain, non accedere faciet ou non «adducet.

Ibid. Le samaritain omet ced mots, nec panes Deo zuo ; les Septante les expriment.

22. Cependant il mangera des pains qui sont offerts au sanctuaire ; 23. Seulement il n'entrera pas dans le voile, et il ne s'approchera point de l'autel, parce qu'il a une tache, et qu'il ne doit pas violer mon sanctuaire. Je suis le Seigneur qui les sanctifie.

24. Moise dit done à Aaron et à ses fils, et à Israël assemblé toutes les choses qui lui avaient été prescrites,

X 22. Hébr. autr. : « Il mangera néanmoins du pain de son Dieu, soit des choses les plus saintes, soit de celles qui le sont moins. »

——————— COMMENTATRE.

Comment faut-il entendre le mot contaminetur?

Les versets t, à el 3 de ce chapitre défendent au prêtre de se trouver aux funérailles de qui que ce soit, si ce n'est à celles de son père, de sa mère, de son fils, de sa ille, de son frère, et de sa sœur, encore fille,

Au reste, le mot contaminetur, de la Vulgate, pourrait faire croire que, pour aller seulement à un enterrement, on contractait

une impureté légale parmi les Israélites, de méme que si l'on,

eût touché un mort; mais je crois que ce mot exprime seulement le préjugé où étaient alors les Israélites, à l'exemple de plusieurs autres peuples, qu'on contractait une espèce de souillure à assister à des funérailles , et ne marque point du tout que pour cela seulement on contractát une impureté légale, Ainsi ces mots, ne contaminetur in moribus, etc., doivent être regardés comme équivalents à ceux-ci : « n'assisteut point aux funérailles. »

Dieu défend le deuil aux prétres.

Les prétres ne se raseront ni la téte, ni toute la barbe , et ils ne

se feront point d'ineisions dans le corps pour témoigner leur deuil.» Voilà apparemment ce que faisaient les Israélites dans le deuil.

Dieu ne parait pas le désapprouver, il le défend seulement aux prétres. Au reste, il ne faut pas confondre ce qui est défendu dans ce verset aux prétres seuls, avec ce qui est défendu à tous les Israélites aux versets 27 et 28 du chapitre xix de ce litre , où il est dit aussi nec radetis barbam, eic. Dans les versets 27 et 28 du chapitre xix , il est question de superstitions idolátres, et dans le verset 5 du chapitre xxr, il n'est question que de simples démonstrations extérieures de douleur.

Quelle doit être l'épouse du grand-prétre?

Les versets 13 et 14 défendent au grand-prétre de se marier avec une veuve, ou une répudiée , ou ume personne déshouorée , ou une courtisane; mais seulement avec une vierge, qui soit de plus, de populo suo, suivant la Vulgate et les Septante , dont l'interprétation me parait appuyée par ces paroles du verset 15 qui suivent immédiatement, ne commisceat stirpem generis sui, vulgo gentis sue, par lesquelles il est défendu au grand-prêtre de s'allier avec une Jsraélite qui soit du commun du peuple, ou plutôt qui ne soit pas de race sacerdotale. Le Clerc et dom Calmet croient qu'il est seulement défendu au grand-prétre d'épouser une étrangère; mais la Vulgate et les Septante me paraissent exiger de plus que la femme du grandprétre soit de race sacerdotale.

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