entra apres l'Israélite dans cette tente de prosti
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per xulvem mulieris. Ce qui revient au méme; mais Le Clere a tra duit simplement, /n ejus Thaolamo,
COMMENTAIRE. 501
perfodit ambos simul , virum scilicet et mulierem in loeis | tution, et les frappa tous deux ensemble , l'homme et la
genitalibus *. Cessavitque plaga a filiis Israel : femme, en ce lieu infáme ; et la plaie des enfants d'Israël cessa.
9. Et occisi sunt viginti quatuor millia hominum *. 9. Or, vingt-quatre mille hommes moururent. 10. Dixitque Dominus ad Moisen: 10, Et le Seigneur dit à Moïse : 11. Phinees filius Elenzari filii Aaron sacerdotis aver- 11. Phinées, fils d'Eléazar, fils d'Aaron, erand-prétre ,
tit iran meam a filiis Israël : quia zelo meo commotus | a détourné ma fureur des enfants d'Israël ; parce qu'il a est contra eos, ut non ipse delerem filios Israël in zelo | été animé de mon zèle contre eux pour m'empêcher moi-
meo. méme de détruire les enfants d'Israél dans ma fureur. 12. Idcirco loquere ad eum : Eece do ei pacem fœderis 12. Cest pourquoi dis-lui : Voilà que je lui donne la mei. paix de mon alliance, 13. Et erit tam ipsi quàm semini ejus pactum sacer- 13. Et le sacerdoce sera à lui et à sa race par une aldotii sempiternum, quia zelatus est pro Deo suo, et expia- | liance éternelle , parce qu'il a été zélé pour son Dieu, et vit scelus filiorum Israël. quil a expié le erime des enfants d'Israél.
14. Erat autem nomen viri Israëlitæ, qui occisus est 14. Et le nom de l'homme qui fut tue avec la Madiaeum Madianitide, Zambri filius Salu , dux de cognatione | nite était Zambri, fils de Salu, prince de la famille et et tribu Simeonis. de la tribu de Siméon;
15. Porro mulier Madianitis, quie pariter interfecta 15. Et le nom de la femme madianite qui fut tuée avec est, vocabatur Cozbi filia Sur principis nobiissimi Madia- | lui était Cozbi, fille de Sur, prince tres-illastre entre les
nitarum. | Madianites.
16. Locutusque est Dominus ad Moisen , dicens : 16. Or, le Seigneur parla à Moise, disant : 17. Hostes * vos sentiant Madianitæ, et percutite eos : 17. Que les Madianites sentent que vous étes leurs ennemis, frappez-les :
18. Quia et ipsi hostiliter ezerunt contra.vos , et dece- 18. Car ils se sont montrés vos ennemis et vous ont
pere insidiis per idolum Phogor, et Cozbi filiam ducis | attirés en leurs piéges par l'idole de Phogor, et par Cozbi , Madian sororem suam, qua pereussa est in die plagæ | leur sœur, fille du chef des Madianites , qui a été frappée
pro saerilegio Phogor. nu jour de la plaie, à cause du sacrilége de, Phogor. X 9. Hébr. litt. : « Qui moururent de la plaie dont le Seigneur Ÿ 17. Au lieu de l'hébr., hostis esto, on lit dans le samaritain, frappa les enfants d'Israël. » hostes estote,
COMMENTAIRE
VERSET 1. | mais encore dans l'idolätrie , à laquelle ils s'abandonnérent par complaisance pour ces filles étrangères. '
Du lieu appelé Settim.
VERSET 2. « Sertim. Ce lieu est dans les plaines de Moab, assez prés du Jourdain ; il est nommé au chapitre xxxirr de ce livre, verset 49, Abel- Crime des Hébreux. Settim , le deuil de Settim, apparemment à cause des 24,006 hommes d'Israël qui y furent mis à mort, comme l'on vo:t dans le cha- D'où vient, dit saint Augustin, que les Israélites, ce peuple qui pitre xxv; c'est le dernier campement des Israélites aprés la sortie | ne marchait, pour ainsi dire, qu'à la lueur des miracles, d'où vient de l'Égypte et avant le passage du Jourdain. qu'il s'abandonna aux désordres de l'idolàtrie? Ah! dit ce Pere,
Cum filiabus Moab, Comme la suite de la narration de Moïse le | c'est que c'était un peuple sensuel et voluptueux , vo/nptati erant veut, Le verset 16 du chapitre xxxr de ce livre semble rejeter sur le | dediti : il cherchait dans un second crime l'impunité du premier; compte de Balaam le erime des Israëlites, rapporté dans ce chapi- | mais dans le fond ils n'étaient idolàtres que parce qu'ils étaient imtre xxv, et il insinue assez clairement que ce prophete , dans la persuasion où il était que les Hébreux seraient invincibles tant qu'ils demeureraient fidèles à leur Dieu, conseilla aux Moabites et aux Madianites de permettre à leurs filles de s'approcher du camp des Hébreux, et de ne rien omettre pour leur plaire; mais que, quand elles verraient les Hébreux épris de leurs charmes , elles ne se livrassent à eux qu'après les avoir obligés de sacrilier aux dieux de Moab et de Madian. On voit dans ce chapitre que le pernicieux conseil de Balaam fut exactement suivi et fut tres-fatal aux Hébreux; sur quoi l'on peut remarquer que le crime commis par les Esraélites, et rapporté dans ce chapitre, consista non-seulement dans la fornication,
pudiques, où pour mieux dire, leur esprit n'était aveugle jusqu'à donner dans le désordre de l'idolätrie que parce que leur exeur etait corrompu jusqu'à se livrer aux crimes les plus honteux et aux plus coupables excès.
Plusieurs commentateurs font venir Phégor de P4agar, qui exprime découvrir, mettre à nu; et il est familier aux Hebreux d'exprimer, par l'équivalent du mot nudité, ce que l'homme doit cacher. Origene appelle Béel-Phégor idolum turpitudinis, et il ajoute qu'il obtenait surtout la vénéraüon d'un sexe dont la pudeur fait le premier charme; à mulieribus pracipue colebatur. Suivant Maimonide (More merochim, ch. xzv1, p. 3), on honorait cette