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divinité en découvrant en sa présence ce que l'honnéteté ordonne de couvrir. (Voyez les Mémoires de l'académie des inscriptions, tom. I,
Mort des coupables.
Ce ne fut point pour expier la faute de Zambri que les 24,000 Israelites périrent, puisqu'elle n'était point encore commise en ce moment, mais bien pour leurs propres prévarications, pour s'être livrés aux filles moabites , et s'étre ensuite prostitués an culte de Béclphegor. Ce ne fut point Moise qui condamna ses fréres à la mort pour les punir des crimes dont ils s'étaient sonillés; s'il eut la douleur de contribuer à leur perte, il ne fut en cela que le ministre des vengeances de l'Éternel : ce fut Dieu qui porta lui-méme la sentence et qui chargea Moise de la faire exécuter.
ll me semble que ces juges ou princes n'exéculérent pas assez prompte:nent l'ordre qu'ils avaient recu de Dieu , puisque, comme il parait par le verset 1 de ce chapitre, Dieu fit lui-même mourir surnaturellement jusqu'à 24,000 Israëlites. Rien n'empêche toutefois d'entendre ce verset 9, de la-mort violente à laquelle plusieurs Tsraélites, jusqu'au nombre de 24,000 , auraient été condamnés par la sentence des juges ou prinees d'Israël.
NOMBRES, CHAPITRE XXVI
Quelle était cette plaie ?
Plaga. L'opinion commune entend ce mot d'un fléau extraordinaire envoyé de Dieu , et qui mit à mort 24,000 Israëlites ; Josèphe (Ant, liv. IV, eh, v1) veut que ce soit une peste.
Mais pourquoi avoir ici recours à un miracle saus nécessité, et ne pas entendre ce mot tout simplement du supplice des Israélites , que les juges du peuple condamnérent à mort en exécution de l'ordre de Moïse, et qui avaient été déjà exécutés au nombre de 24,000, lorsque l'action de Phinées, rapportée au verset 8 de ce chapitre, apaisa tellement la colere de Dieu, qu'il ordonna qu'on ne fit plus mourir personne.
On voit l'éloge de Phinees dans l'Ecefésiastigue, chapitre xiv.
Il parait assez extraordinaire que Moïse promette , par forme de récompense , à Plinecs et à sa postérité la dignité de grand-prétre : car enfin cette dignité ne lui appartenait-elle pas de droit et à ses descendants en qualité d'ainé du grand-prétre Éléazar ? Mais on peut répondre que Dieu ne promet pas tant iei à Plinées et à ses descendants le sacerdoce, puisqu'il leur appartenait de droit, qu'il promet à Phinéés une longue suile de descendants, de laquelle il n'avait eu jusqu'alors aucane certitude.