‹ Sainte Bible en latin et en françaisChapitre 820 sur 1035 · Moise répondit · texte numérisé non relu

Moise répondit

16. Quele Seigneur , le Dieu des esprits de toute chair, choisisse un homme qui veille sur cette multitude,

17. Et qui puisse sortir et entrer devant eux , et les faire sortir et entrer , de peur que le peuple du Seigneur n° soit comme des brebis sans pasteur.

18. Or, le Seigneur lui dit : Prends Josué, fils de Nun, homme qui a l'Esprit en lui , et mets ta main sur lui.

X 13. L'hébreu porte, ad populos tuos.

NOMBRES, CHAPITRE XXVIII

19. Qui stabit eoram REleazaro sacerdote et omni multitudine :

20. Et dabis ei præcepta cunctis videntibus , et partem glorie tue, ut audiat eum omnis synagoga filiorum Israël.

21. Pro hoc, si quid agendum erit, Eleazar sacerdos consulet Dominum. Ad verbum ejus egredietur et ingredietur ipse, et omnes fllii Israël cum eo, et cetera multitudo.

22. Fecit Moises ut præceperat Dominus. Cumque tulisset Josue, statuit eum coram Eleazaro sacerdote et omni frequentia populi.

23. Et impositis capiti ejus manibus, cuneta replica vit qu& mandaverat Dominus.

19. Il se présentera devant Éléazar , prêtre, et devant toute l'assemblée ;

20. Et tu lui donneras des préceptes en la présence de tous, et une partie de ta gloire , afin que toute l'assemblée des enfants d'Israël l'écoute.

21. Et, quand il faudra agir, le prétre Éléazar consultera le Seigneur : selon sa parole , Josué sortira et entrera, et avec lui tous les enfants d'Israël, et le reste de Ia multitude.

22. Moïse fit done comme le Seigneur avait commandé , et ayant pris Josué , il le présenta à Éléazar , prétre, et à toute l'assemblée ;

23. Et, ayant imposé ses mains sur sa tête , il déclara tout ee que le Seigneur avait commandé.

Comment on doit entendre ce verset.

Voici ce que dom Calmet observe en cet endroit pour servir d'expheation à ce passage obscur :

« L'usage des Hébreux, dit ce père, était que les filles n'héritassent point dans les immeubles, lorsqu'elles avaient des frères. Salphaad n'avait point laissé de fils , et jusque-là "n'avait point possédé d'immeubles ; mais ses filles, voyant qu'on allait bientôt entrer dans la terre promise, et prévoyant qu'elles ne pourraient avoir aucune part dans le partage des terres de ce pays, puisqu'on n'avait égard qu'aux mâles dans la distribution qu'on en devait faire , elles s'adressent à Moise et lui remontrent que, si on ne lenr assigne pas un héritage dans la terre de Chanaan, le nom et la famille de leur pére seront entièrement éteints , qu'elles passeront dans d'autres familles par le mariage, et que, n'apportant aucuns fonds à leurs maris, ceux-ci ne consentiront jamais à faire revivre le nom de Salphaad, ni à relever sa famille en entrant comme par une espéce d'adoption dans sa tribu et dans sa parenté; mais que, s'il voulait leur accorder un héritage dans la terre oü elles allaient entrer, qu'alors leurs maris ne pourraient se dispenser de faire revivre le nom de Salphaad , dont ils posséderaient l'héritage ; qu'elles le priaient done d'ordonner qu'elles possédassent les fonds qui auraient pu échoir à leur père on à leur frère, si elles en avaient eu. Cette observation de dom Calmet contient plusieurs suppositions qui ne sont ni fondées dans le texte sacré, ni autrement claires : le plus court

serait d'avouer ingénüment qu'on ne voit pas trop le sens qu'on peut donner au verset 3 en question : Cur tollitur nomen illius de familia sua, quia non habuit filium? ni comment , en donnant des fonds de terre aux filles de Salphaad, on remédiait à l'inconvénient qu'elles eraignaient et qui n'est pas trop nettement exprimé par ces paroles, Quoi qu'il en soit, voici seulement ce que nous apprennent les sis premiers versets de ce chapitre: Salphaad, de la tribu de Manassé , était mort lorsqu'on fit le dénombrem ent rapporte dans le chapitre xxvr de ce livre, et n'avait laissé que des filles, qui, voyant que, lors du partage de la terre promise, elles n'auraient aucun lot, parce qu'on n'avait égard qu'aux mâles dans ce partage, et que leur père, dont elles auraïent pu avoir le lot, était mort, s'adresserent à Moïse et lui demandérent qu'il ordonnát qu'elles eussent la part qu'aurait eu leur père s'il n'était pas mort; Moise leur accorda leur demande. Voilà ce que dit expressément le texte sacré ; sur quoi on peut observer que toutes les filles qui se trouvèrent dans le cas des filles de Salphaad, lorsqu'on fit le partage de la terre promise, furent sans doute traitées comme elles, 11 parait, par le verset 4 du chapitre xxvtt de Josué, que les filles de Salphaad reçurent de Josué le partage que Moïse leur avait promis, et que ce partage fut compris dans les terres qui échurent à la demi-tribu de Manassé , qui s'établit on deçà du Jourdain.

Les versets 8, 0, ro et sx portent que, lorsqu'un homme sera mort sans avoir de fils, son bien passera à sa fille ; s'il n'a point de filles, à ses frères, et à leur défaut, aux frères de son père, et au défaut d'oncles paternels, à ses plus proches.

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