‹ Sainte Bible en latin et en françaisChapitre 914 sur 1035 · Aprésavoir exignminé devant foi tous teseunemis · texte numérisé non relu

Aprésavoir exignminé devant foi tous teseunemis

20. Et lorsque ton fils t'interrogera Qans la suite, disant : Que signifient ces témoignages , ces cérémonies et ces jugements que le Seigneur notre Dieu nous a donnés?

21. Tu lui diras : Nous étions esclaves de Pharaon en Égypte, et le Seigneur nous à tirés de l'Egypte par la force de son bras,

22, Et il a fait des prodiges et de grands et terribles miracles en Égypte contre Pharaon et toute sa maison æ notre présence ;

23. Et il nous a tirés de là pour nous introduire en cette terre qu'il a juré à nos pères de nous donner.

24. Et le Seigneur nous a ordonné de garder toutes ses lois, et de craindre le Seigneur notre Dieu, afin que nous soyons heureux tous les jours de notre vie, comme aujourd'hui. —'

25. Et le Seigneur notre Dieu nous sera miséricor dieux, si nous observons et si nous pratiquons devant lui tous ces préceptes, ainsi qu'il nous l'a prescrit.

que nous vivions comme nous vivons aujourd'hui, » y 25. Hébr. autr. : « Dieu nous rendra justice » et nous récom. pensera.

COMMENT AËRE.

Etymologie du mot Jéhovah.

Audi, Israël, ete, Les Juifs , au rapport de dom Calmet, ont une dévotion particulière pour les paroles contenues dans ce verset et dans les cinq suivants.

Dominus Deus noster, Dominus unus est. Le Clete, Jehova. est Deus noster, Jehova unus; ee qu'il paraphrase ainsi : Nullus fobis alius Deus est preter unum Jehovam ; « Nous n'avons point d'autre Dieu que Jéhovah ; » puis, dans ses notes, il remarque que presque tous les interprètes ont mal à propos ainsi entendu c€ passage : « Jéhovah notre Dien est le seul Dieu ; » au lieu qu'ils devaient l'entendre ainsi : « Jéhovah est notre Dieu, grafs. ven -

« Le mot Jéhovah, djt Forbes de l'aveu de toute monde, est le terme propre pour marquer l'essence de la Divinité; il vient du verbe étre, et veut dire: « étre , existence, celui qui est, qui existe nécessairement, »

Ce nom est de la plus haute amiquité et apparemment aussi ai» cien que la révélation primitive, Dieu s'en est servi pour exprimer le grand caractère de sa propre nalure , caractère que nos sages gadernes se vantent d'avoir découvert par les seules lumiéres de la

1 parait que ce nom n'étifit pas inconnu aux anciens, quoiqu'ils en eussent perdu le sens véritable et l'aient confondu avec les goms des dieux de leur propre invention. L'oracle, dans Macrobé, déclare que Javo est le principal dieu, ce qui montre au moins que le son en étaftfonnn de ceux qui le consultaient, Le Zeus des Grecs Vient apparemment de la méme source; mais le Jupiter des Romains mon. tre plus clairement qu'il ne vient point d'ailleurs, Anciennenent Jrpiter s'écrivait et se prononcait Jovis pater, Jovis était le nomínatif ,. ou , pour parler plus proprement, Jéhovah, avec la terminaison is des latins, qui servail dans tous les cas. Ensuite, de Jovis parer est venu par corruption Jupife", dout la prononciation primitfve demeura mieux marquée au génitif et daus les autres cas.

Plusieurs savants ont cru, d'après quelques passages de l'Écriture.-

Sainte, que le mot Jéhovah renfermait différentespersonnes, differen ts agents qui avaient différents caractères. Nous n'entrerans pas dans toute, ces conjectures ; mais il parait qu'il y a quelque chose d'extraordinaire dans ce nom, qui cadre mal avec l'unité qu'y voient les Juifs incrédules : c'est ce que prouvent assez les fictions ridicules qu'ils inventent pour rendre raison de l'usage surprenant qu'en fait TÉeriture; ils supposent qu'il y a quelque chose de divin dans les quatre lettres dont ce nom est composé, que c'est un crime et une prolanation'de le prononcer, et que cela n'est permis qu'au grandprétre une fois l'année, te jour de l'expiation, Ainsi ils ne l'éerivent ni ne le prononcent jamais, et toutes les fois qu'ils le rencoatrent dans lÉcriture , ils prononeent ÆAdonaï au lieu de Jéhovah. Ils prétendent qu'il y a quelque chose de si sacré dans ces lettres, que quiconque pourrait les articuler avec leur xpagie prononciation, serait capable de faire des miracles et de candi son gré le cours de la nature; ils poussent même cette folie jusqu'a dire que le Sauveur, ayant trouvé le moyen d'entrer dans le temple, déroba le nom Jéhovah écrit comme il faut, et marqué des points qui donnaient la vraie prononciation , et que c'est par la vertu de ce secret qu'il a fait ses miracles, et qu'il en eût fait encore davantage s'il avait voulu. »

« Le Dieu, dit Laetance, «qu'ont toujours servi les Hébreux et les Chrétiens, n'a rien de commun avec les divinités pleines d'imperfection et méme de vices que le reste du monde adorait, Notre Dieu est nn, infini, parfait, seul digne de nos hommages, seul digne de venger les crimes et de couronner la vertu. » n

Du précepte de l'amour de Dieu.

Moise nous apprend que Dieu étant notre souverain bien et le gpremier principe de notre être, il doit être aussi notre dernière fin ; que nous devons par conséquent le servir, le craindre, l'aimer, et l'aimer de tout notre cœur, de toute notre âme , de toutes nos forces. Il n'est rien en nous qui ne lui appartienne, rien qui ne. doive être rapporté à sa gloire; ce n'est point un conseil, c'est un commandement, le premier et le plus grand de tous les commandements. Ce n'est point sur la pierre, mais dans le cœur qu'il doit être gravé. Si on a le bonheur de le remplir, on a rempli tous les devoirs de a vie, on à exécuté toute la loi.

» Le premier article de ce code admirable de législation, dit Feller, suffit pour convaincre la philosophie d'ignorance et de faiblesse, en établissant la chose la plus sublime et en méme temps la plus essentielle au bonheur de l'homme , comme le premier des m. dh à laquelle cependant la philosophie n'a jamais songé. « Les législateurs de la Grèce, dit un auteur célébre, se sont contentés de dire : * Honorez les dieux.» Moise dit: « Vous aimerez votre Dieu de

COMMENTAIRE

tout votre cœur, » Cette Joi, qui renferme et qui anime toutes les lois, saint Augustin prétend que Platon l'avait congae en partie; mais ce que Platon avait enseigné à eet égard n'étaifqu'une saite de sa théorie sur le souverain bien, et influa si peu sur la morale des Grecs, qu'Aristote assure qu'il serait absurde de dir qu'on aime Jupiter. « I] est vrai qu'un tel précepte à l'égard de Jupiter eüt été effectivement absurde; mais cette corruption de l'idée de la Divinité était elle-même la suite de l'ignorance ou de l'oubli de ee premier précepte de la législation mosaique, « C'est de là , dit un moraliste, que découlent la superstition, l'idolátrie, tous les délires et les herreurs qui ont dénaturé et calomm: la religion. Pour ne pas se donner entierement à son créateur, pour rester le maître de ses désirs et de ses actions, pour assurer ute indépendance sacrilége de sa personne et de son cœur, l'homme a. imaginé toutes sortes de diversions, d compensations, de substitutions, de remplacements. Plus les prafiiques de ce culte factice élaient extraordinaires , violentes, doulouretées ou d'une luxure dégoütante , plus on les croyait propres à guérir & sentiment secret et importan d'une divinité qui voulait l'homme tout entier, De là les initiations sanguinaires ou obscenes, les nuitilations, les sacrifices humains, etc., tout cela pour éluder le grand précepte : Diliges Dominum Deum tum. ex toto corde tuo, e & totd anima tud, et ex totd fortitudine tud.

VERSETS 8 zr 9.

Des signes ou fronteaux que portaient les Hébreux.

En observant les passages de la loi de Moïse, où il est commandé de porter ces signes où fronteaur, nous trouverons qu'ils étaient d'une grande importance, et que le but en était d'avoir proloadément gravés dans sa mémoire les événements et les révélations qu y avaient rapport, par le moyen de celte preuve subsistante de e qu'une telle chose était arrivée, ou qu'il y avait eu une telle riv lation.

Ces mémoriaux les plus évidents de ce qui avait été révéké, de ce qu'il fallait croire, de ce qu'il fallait espérer, avaient été établis pour rappeler l'homme à son devoir et pour fortifier sa foi et sé espérances.

Loi du serment.

Per nomen illius jurabis, C'est-à-dire, suivant tous les interprètes, « lorsque vous serez obligé de jurer, devant les juges , par exemple, vous jurerez par son nom et non par celui de quelque dieu étranger.» En effet, jurer par une divinité, c'est la prendre à témoin de la vé rité , c'est reconnaitre sa divinité.

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