Eádem die cireumeisus est Abraham et Esmaël filius ejus
27. Et omnes viri domüs illius, tam vernaculi quàm em; titii et alienigenz , pariter circumeisi sunt.
X 16. L'hébreu répéte:» Je la beénirai. » Mais le samaritain et les Septante mettent : « Je le bénirai. » Cette lecture parait plus naturelle, parce que l'autre serait une répétition inutile, et qu'il est plis erovable que Dieu promet ici de bénir Isaac, comme au verset 20 il promet de bénir Ismaël.
vous, tout mále en vos générations; et le serviteur né en votre maison, et le serviteur acheté sera circoncis, et tous ceux qui ne seront pas sortis de votre race.
13. Et tel sera mon pacte en votre chair comme signe d'une alliance éternelle.
14. Et le mále dont la chair n'aura point été circoncise sera exterminé d'entre son peuple, parce qu'il a violé mon alliance.
15. Dieu dit encore à Abraham : Tu n'appelleras plus ta femme du nom de Sarai, mais du nom de Sara.
16. Et je la bénirai, et d'elle je te donnerai un fils, que je bénirai ; et il régnera sur les peuples, et les rois des nations sortiront de lui.
17. Abraham tomba sur sa face, et sourit, disant dans son cœur : Pensez-vous qu'un fils naisse à un homme de cent ans, et Sara, à quatre-vingt-dix ans, enfantera-telle?
18. Et il dit au Seigneur : Qu'il vous plaise qu'Ismaël vive devant vous.
19. Et Dieu dit à Abraham : Sara ta femme t'enfantera un fils, et tu l'appelleras Isaae, et je ferai avec lui un pacte qui sera une alliance éternelle, et avec sa postérité apres lui.
20. Et je t'ai aussi exnucé pour Ismaël : voilà que je le bénirai, et je le ferai croître et multiplier; il engendrera douze chefs, et je l'établirai sur un grand peuple.
21. Mais je confirmerai mon alliance avec Isaac, que Sara t'enfantera en l'année qui va venir, à cette époque.
22. Et lorsque le Seigneur eut achevé de lui parler, il disparut de devant Abraham.
23. Or, Abraham prit son fils Ismaël, et tous les serviteurs nés en sa maison, et tous eeux qu'il avait achetés, et les enfants de tous les hommes de sa maison; et aussitôt il circoncit leur chair en ce méme jour, comme Dieu lui avait commandé.
24. Or, Abraham était ágé de quatre-vinzt-dix-neuf ans quand il circoncit sa chair,
25. Et Ismaël était âgé de treize ans accomplis le jour de sa cireoncision.
26. Ainsi, le méme jour, Abraham fut eirconcis, et Ismaël son fils,
27. Et tous les hommes de sa maison, tant les serviteurs nés en sa maison, que ceux qui avaient été achetés et les étrangers, furent également circoncis.
Y 25. Vulg. litt : « Filius, » Les anciennes éditions. ajoutent, sut OU ejus; et ce pronom est également exprimé dans l'hébreu et dans le grec. L'édition de Sixte V portait suus; vraisemblablement on a voulu le cornger pour mettre ejus, et il est arrivé. qu'on n'a mis ni l'un ni l'autre.
COMMENTAIRE
De la circoncision.
L'ordonnance est claire et précise, Dom Calmet ohserve sur ce passage que la principale raison qui à fait fixer la circoncision à cet âge pour les enfants, c'est qu'avant cet âge les enfants n'auraient pas eu assez de force pour soutenir l'opération.
Un interprète observe que les rabbins ne different la circoncision des enfants au delà du huitième jour que pour cause de maladie seulement, ^e qui est assez raisonnable.
Et le serviteur né en votre maison et le serviteur acheté sera circoncis, et celui qui ne sera pas sorti de votre race. Ce passage semble décider nettement que les Juifs ne pouvaient avoir d'esclave qui ne fût circoncis, « Ainsi, dit Le Clerc, quand un Juif acquérait pour esclave un incirconcis, il était tenu de le faire circoncire, méme malgré lui ( ce qui au reste n'est pas fort extraordinaire, puisqu'un Juif avait droit de vie et de mort sur les esclaves étrangers, c'est-àdire qui n'étaient pas Hébreux de naissance), ou de les vendre à des étrangers. » Dom Calmet croit, avec quelques autres commentateurs, qu'on ne poutait contraindre chez les Juifs un esclave à recevoir la circoncision lorsqu'il ne le voulait pas; et dans sa note sur le verset 19 du chapitre xit de l'Exode, il dit « qu'un maitre juif pouvait donner la circoncision aux enfants de ses esclaves qui naissaient dans la servitude ; car, ajoute-t-il, ees enfants appartenwient au máitre plus qu'à leur propre pere. »
Et ce pacte en votre chair sera le signe de l'alliance. Ces paroles semblent ordonner aux Juifs la circoncision à perpétuité, en sorte qu'ils ne pourront jamais s'en dispenser, sous quelque prétexte que ce soit. Mais Le Clere observe qu'on y doit sous-entendre ces mots, e moins que je n'abroge cette loi, ce qui est, dit-il, une ctatrse renfermée dans toutes les lois les plus absolues,
Le Clere entend ainsi ce passage qui a beaucoup exercé les commentaleurs : « Le mâle qui n'aura pas été circoncis perdra tous les droits naturellement acquis parmi les Juifs à un descendant d'Abraham, tels que sont ceux-ci, par exemple, de pouvoir sucréder à ses parents juifs, de pouvoir posséder un héritage en terre juive, ete., et sera. en un mot répaté pour un véritable étranger, »
Quoique cette interprétation de Le Clerc fasse un fort bon sens, je ne puis absolument l'admettre, parce que malgré l'équivoque apparente des paroles du texte hébreu que la Vulgate a rendues par celles-ci, delebitur anima illa de populo suo, et Le Clere, parces autres qui sont à peu pres semblables, is homo à populis suis tolletur; il est certain que cette façon de parler du texte sacré marque ordinairement /a peine de mort dans l'Écriture, comme on le peut prouver par plusieurs passages de l'Exode, du Lévitique et des Nombres. Mais, d'ailleurs, les Septante ont levé toute l'équivoque en traduisant ainsi; Funditus peribit, sive disperdetur anima illa de populo suo ; paroles quil ne me parait pas possible de pouvoir entendre autrement que de la mort naturelle, 11 s'ensuit donc que le passage en question
condammait à mort ceux d'entre les Juifs ( car il est visible qu'il ne s'agit ici que d'eux seulement) qui ne gardaient point la loi de la circoncision; ce qui souffre néanmoins quelque difficulté, parce que les Septante, dans le passage en question, portent : Le mále qui n'aura pas été circoncis le huitième jour ; d'où l'on pourrait conclure que /a peine de mort portée par ce verset regarde méme les enfants, qui ne pouvaient être coupables si on avait négligé de les ciremeire dans le temps porté par la loi. Mais on peut répondre, ou qu'un enfant hébreu n'encourait probablement la peine portée par ce verset, selon les Septante, que quand n'ayant pas reçu la circoncision dans son enfance, il négligeait de la recevoir lorsqu'il était parvenu à un âge avancé, ou qu'il n'arrivait apparemment point qu'un enfant ne fût pas circoncis dans le temps prescrit par la loi, puisque les parents savaient qu'il y allait de la vie de leurs enfants, s'ils négligeaient de les faire circoncire.
Sur le rire d'Abraham.
Les Pères regardent le rire d'Abraham comme un effet de sa joie et de son admiration. Erulfatio gratulantis, non irrisio diffidentis. Ils prennent la question qu'il adresse ensuite à Dieu comme un effet de l'ardent désir qu'il avait de savoir plus précisément s'il aurait un autre fils qu'ismaël. On croit que le Sauveur faisait allusion à ce sourire de joie d'Abraham , lorsqu'il assure que ce patriarche avait souhaite de voir le jour de sa venue ; qu'il l'avait vu, et qu'il en avait été réjoui.
Circoncision d'Isaac et d'Ismaëél.
Quelques savants ont prétendu que les Égyptiens avaient pratiqué la cireoncision avant les Hébreux : cependant l'opinion générale, celle des Juifs, des Arabes et de presque tous les Chrétiens, est qu'Abraham et sa famille ont été les premiers à établir la. cireoncision, Et quelle raison pourrait balancer la tradition constante des Juifs et des Arabes, deux anciens peuples qui, malgré leur perpétuelle autipathie, s'accordent à regarder ce rit comme une institution de leur père commun ?
A cette tradition, déja d'un si grand poids, joignez les textes de l'Écriture, où L établissement de cette cerémonie est rapporte, ceux où elle parait annoncée comme le signe qui distinguait les enfants de Jacob d'avee les Chananéens , les Philistims et les Égyptiens incirconcis.
Enfin , ee rit a, chez les Hébreux, une origine certaine , un motif raisonnable, une pratique constante: une origine certaine, il remonte incontestablement au pére commun de la nation : un motif raisonnable, c'est le sceau de l'alliance de ce patriarche avec son Dieu, et le gage des bénédictions du Seigneur sur ses descendants : une pratique constante , excepté les quarante années passées dans le désert, les Juifs l'ont observé sans interruption. depuis Abraham jusqu'à nos jours.
Il n'en est pas de méme des Égyptiens : l'origine de ce rit, parmi eux, était si peu cerlaine, qu'Hérodole, qui vivait trois mille aus
LA GENÈSE, CHAPITRE XVIII
environ apres Moise, ne saurait dire s'ils! le prirent des Éthiopiens, ou si les Éthiopiens l'avaient pris d'eux. La pratique méme de ce rit a tellement varié chez les Égyptiens, qu'on ignore également quand elle cammença et quand elle finit, et qu'on ne sait ni quand toute la nation l'adopta, ni quand elle fut restreinte aux prétres seuls et aux initiés.
Comment croire que le peuple qui a pratiqué la circoncision universellement , invariablement, constamment, pendant pres de quarante siècles, par un motif raisonnable, l'ait empruntée d'un peuple qui ne la pratiqua que si peu de temps , avec tant de variations, et par des motifs trés sains?
Quelques savants ont prétendu que les Égyptiens tenaient ce rit de leurs prétres, et que ces prêtres le tenaient de Joseph. Nous ne voyons rien là que de très-probable : il n'est assurément point hors
de vraisemblance que les prétres d'Égypte aient imité un rit pratiqué
par un premier ministre en faveur , dont ils admiraient la sagesse elà qui ils étaient redevables de leurs biens et de leurs franchises. D'autres, Bochart, par exemple, etc, aiment mieux croire, et nous serions volontiers de cet avis, que les Égyptiens prirent cet usage des Arabes descendants d'Abraham; car ces Arabes dominérent quelque temps en Égypte. C'est ce qui est d'autant plus probable qu'au rapport de saint Clément d'Alexandrie, la cireoncision des Égyptiens avait beaucoup plus de ressemblance avec celle des Arabes qu'avec celle des Juifs. Les Juifs donuaient et donnent encore la circoncision à leurs enfants le huitième jour après leur naissance; les Égyptiens auendaient plus tard, communément jusqu'a la treizieme annee, ainsi que les Arabes, qui conservérent cet usage en mémoire d'Ismaël, circoncis à cet âge par Abraham.