‹ Sainte Bible en latin et en françaisChapitre 940 sur 1035 · CHAPITRE XIV. à · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIV. à

per faussement la qualité de prophète, préchait en faveur de l'idolàtrie, était mis à mort, suivant f& loi portée dans ce même chapitre. Plusieurs interprètes prétendent, et c'est, je crois , l'opinion commune, que, pour qu'un faux prophète enceurdt la peine de mort portée par le verset 5 de ce chapitre xir, il n'était pas nécessaire qu'il allát jusqu'à précher ouvertement en faveur de l'idolátrie, mais qu'il suffisait qu ‘il enseignát des choses contraires à la loi de Moïse; mais cette opinion me parait susceptible de difficultés: Voilà, disent les inerédules, une loi abominable. Il est aisé à un fanatique de se persuader que sa femme ou son fils veulent le faire apostasier ; et s'il les tue sur ce prétexte, il se croira un satnt. Fausse explication et fausses conséquences ! TI n'est pas vrai que ce:te loi autorise un particulier à tuer lui-méme sa femme ou son fils, sans forme de procès ; il lui est ordonné de ne pas cacher leur crime, mais de le dénoncer à l'assemblée du peuple: puisque le peuple dexait lapider le coupable, c'était donc au peuple de le juger et le condamner, et ce n'est. qu'apres la condamnation. que le dénonciateur devait jeter contre lui la première pierre, Ainsi le prétendu jugement de cile, par lequel on suppose que tout Israélite avait droit de tuer satis forme de procès quiconque voulait porter les autres à "T'idolàtrie , esl une vision

idolätrait ou des rabbins, adoptée sans examen par quelques critiques impru dents,

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