‹ Sainte Bible en latin et en françaisChapitre 989 sur 1035 · Nec erit in domo tua modius major et minor · texte numérisé non relu

Nec erit in domo tua modius major et minor

15. Pondus habebis justum et verum , et modius æqualis et verus erit tibi : ut multo vivas tempore super terram, quam Dominus Deus tuus dederit tibi :

16. Abominatur enim Dominus Deus tuus eum, qui facit hiec , et aversatur omnem injustitiam.

17. Memento quæ fecerit tibi Amalec in vía quando egrediebaris ex Ægypto :

18. Quomodo occurrerit tibi : et extremos agminis tul , qui lassi residebant , ceciderit, quando tu eras fame et labore confeetus , et non timuerit Deum.

19. Cum ergo Dominus Deus tuus dederit tibi requiem, et subjecerit cunetas per circuitum nationes in terra, quam tibi pollicitus est : delebis nomen ejus sub cœlo. Cave ne obliviscaris.

X 13. Wébr, litt, : « Plusieurs pierres, » Anciennement an se ser-

mon mari ne veut pas ressusciter le nom de son frère en Israël, et me prendre pour sa femme.

8. Et aussitôt ils le feront appeler, et ils l'interrogeront. Sil répond : Je ne veux pas épouser cette femme;

9. La femme s'approchera de lui devant les anciens, et lui ótera sa chaussure , et elle lui erachera au visage, disant : Il en sera ainsi de celui qui n'édifle pas la maison de son frère.

10. Et sa maison sera appelée , dans Israël, la maison de l'homme qui a perdu sa chaussure,

11. Si ua débat s'émeut entre deux hommes, et qu'ils commencent à se quereller l'un l'autre, et que la femme de l'un, voulant arracher son mari des mains du plus fort, étende la main et le saisisse par un endroit que la pudeur défend de nommer;

12. Vous lui couperez la main, et ne vous laisserez fléchir par aucune compassien pour elle,

13, Vous n'aurez point en réserve plusieurs poids , l'un plus grand, et l'autre moindre;

14. Et il n'y aura point dans votre maison une mesure plus grande et une mesure plus petite.

15. Vous aurez un poids justé et véritable; et une mesure égale et. véritable sera pour vous, afin que vous viviez longtemps sur la terre que le Seigneur votre Dieu vous aura donnée :

16. Car le Seigneur votre Dieu a en abomination celui qui agit ainsi, et deteste toute injustice.

17. Souvenez-vous de ce que vous a fait Amalec dans le chemin, lorsque vous sortiez de l'Égypte,

18. Et comment il marcha contre vous, et frappa les derniers de votre armée, qui, fatigués, s'étaient assis lorsque vous étiez épuisés de faim et de travail, et il n'eut aucune crainte de Dieu.

19. Lors done que le Seigneur votre Dieu vous aura donné le repos , et quil vous aura assujetti toutes les nations qui vous environnent, dans la terre quil vous a promise, vous détruirez le nom d'Amalee sous le ciel. Et gardez-vous de l'oublier,

vait de pierres au lieu de poids, »

COMMENTAIRE

Des supplices infligés aux coupables.

Prosternent , ce. mot insinue qu'on couchait les coupables tout de leur long sur la terre, pour qu'ils reçussent les coups de fouet marqués au verset suivant. Quelques-uns veulent qu'on attachát les coupables à une colonne, mais fort basse, afin qu'ils fussent courbés, Le Clerc lit aussi en cet endroit prosternent, comme la Vulgate; mais les Septante portent seulement vous les mettrez en présence du juze.

Et coram se facient verberari , les coups de fouet se donnaient au coupable, en présence méme du juge,

VERSET 4, Coutume des Hébreux.

Non ligabis os lovis terentis in arcá fruges tuas, Dans la Judée, et en plusieurs autres pays, dit ici dom Calmet, on foulait le grain à la campagne, aprés la moisson, dans une eire hieu batlue, C'étaient des bœufs qui, en foulant les gerbes, en faisaient sortir le grain, On avait accoutumé de mettre des muselières aux bouts qui foulaient le grain, pour les empécher d'en manger; c'est ce que Moise défend ici de faire. Il veut qu'on laisse aux Ixreufs qui foulent le grain la liberté d'en manger. 1! n'est pas aisé de comprendre quelle a pu être la raison de cette loi prise à la lettre; aussi plusieurs ne la regar-

592 DEUTÉRONOME

dent-ils que comme symbolique, et ils prétendent trouver son sens véritable dans le chapitre rx de la première épitre de saint Paul aux Corinthiens; mais s1 saint Paul a proposé un sens allégorique et mystique de la loi dont il s'agit, cela empèche-t-il qu'elle n'ait un sens littéral , dont on ne voit plus aujourd'hui l'utilité apparente ; j'en conviens , mais qui pouvait fort bien en avoir une du temps de Moise.

Voici le passage de saint Paul :

« Car il est écrit dans la loi de Moïse: Vous ne tiendrez point la bouche liée an bœuf qui foule les grains. Dieu se met-il en peine de ce qui regarde les basufs ?

« Et n'est-ce pas plutôt pour nous-méme qu'il a fait cette ordonnance ? Oui, sans doute, c'est pour nous que cela a été écrit. En effet , celui qui laboure doit labourer avec espérance de participer aux fruits de la terre; et aussi. celui qui bat le grain doit le faire avec espérance d'y avoir part. » (L. Cor. ix, 9 et 12.)

Sagesse de cette loi.

En plaçant cette loi dans le Deutéronome, Moïse confirma une coutume ancienne. Nous la voyons observée avant ce législateur

Page 1