‹ Sainte Bible en latin et en françaisChapitre 990 sur 1035 · CHAPITRE XXVI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXVI

par un des enfants de Jacob. (Voyez Genèse, chap. xxxvi, Y 6 8 et g.)

* Cefut, dit M. de Pastoret , une idée touchante , morale et politique, que d'admettre la féciration. Par elle, la population s'accrut , les successions se comervérent dans les familles; la veuve infortunée ne perdit pas pour toujours l'espoir de sentir les douceurs de la maternité ; l'amitié fraternelle sécha les pleurs de l'amitié conjugale , et le malheureux époux descendu au tombeau n'y porta pas cette pensée désolante qu'il y enfermait avec lui son nom et sa postéri. rité. »

Il est clair, par ce long passage, qu'on ne pouvait contraindre le frère du defunt à prendre sa veuve, mais qu'en cas de refus de sa part lui et sa postérité étaient en quelque façon déshonorés. Quant à la cérémonie de déchausser le soulier , dit iei dom Calmet, elle marque symboliquement la renonciation que le beaufrère faisait à l'héritage et aux prétentions du défunt, et au mariage aveo sa veuve; cela peut être. Le plus court est de dire que cetté cérémonie, qui nous paraît trés-bizarre, était fondée sur l'usage de ces temps reculés, où apparemment c'était une honte à un homme de se laisser déchausser pur une femme.

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