Chfonic
3. Ce cas semblait prévu par le chapitre 30 de la règle où il est dit : « Dcinde régula confirmata concédât papa ipsam incipere volentibus per-
514 SAINTE BRIGIITK.
« recevons son corps vénéré cor / ' ^»rger, parent
« Par ses mérites elle nous obt;', / -P'^g. de Stren- 1
--v j« n«e maiiv « ' ' -»ix et vainquirent « vrance de nos maux. », , n
Le 4 juillet », 4es reliqr ^nt les années quelle
elle avait souhaité vivre - . ' ^^ de l'ordre comme un exposait aux regards f ^ ''ts. on l'admit à une sorte pelle de bois, encor^ -ofession provisoires Vêtue
attendre pour s'é^ -^t^f «' «"« °« ?*>.«•*» P»« ^» *^;"constituer, la p- •" ^e drap rouge, qui devait distin-
„ „•„» jses du Saint-Sauveur ; la dignité d'ab-
une semaine ,.-" ' o
• „ ,,;/ conféra Nicolas Hermansion et que
cœur, qui f />' . ^
. ori?" 'A'"""" Rome, précédait son entrée régu-
à l'uP /<'>■«"'• .. /j^^Lpottaii peu que son autorité comme abbesse
^^j définie au regard des hommes, elle venait de fif^ et Catherine sut Texercer. La fille de Brigitte se ^\vait d'ailleurs environnée d'amis. Les confesseurs ' /gis par l'autorité épiscopale étaient maître Pierre .^gkeninge et Magnus d'Ëka ; deux des postulants ^foupés autour de ces hommes vénérables, Frédéric gudmarsson et Nicolas de Hasradshammar, avaient accompagné la sénéchale de Néricie et sa fille en Italie. Parmi les laïques qui espéraient revêtir l'habit de
« sonas de aliis religionibus, quse regulam suam cum divine charilate « tenuerant in istam regulam secum assumere, quœ usque ad mortem se « cum eis promittunt permansuras ». Gfr Nachrkhlen, 9.
1. Au procès de canonisation de Catherine {in 4* art, f. 53), Fr. Clément Persson donne, d'après un document signé en 1374 par Tévêque de Linkœping, l'assurance de r« institutionis dominée Katerinœ in Àbbadissam c Monasterii Vadsten », et Fr. Matthias (m 3* art. f.dQr.) s'exprime ainsi: <E Katerina nominatur Abbadissa Monasterii Vadsten in quadam Bulla do- « mini Urbani papas VI i> data et concessa apud S. Mariam in TranstiberiuQi ft d. sccondie non. Januarij. PonL sui anno primo. »
LE MONASTÈRE DE VADSTENA. 5l7
uveau, on distinguait Jean d'Ulberstad et
'leur Pierre dont, à Rome, la bourse de
ait jadis le pain quotidien à toute la
ave. Les servantes de la châtelaine
^ .«ient suivie en qualité de converses.
entourage semblait choisi dans sa famille
.iCS ; on y voyait deux parentes de Brigitte,
a propre nièce de l'abbesse, Ingegerd, tille de
^arthe et de son second mari, Knut Algotsson.
Ingegerd comptait près de vingt ans, lorsque, le 26 mars 1375^ elle frappa à la porte du cloître, apportant plus de dot que de vertus. Compagne d'enfance de la reine de Norvège Marguerite, elle avait assez respiré l'air de la cour pour savoir dissimuler, et les religieuses ne comprirent pas, dès lors, que cette enfant joignait à l'orgueil de sa mère, l'insatiable cupidité de sa famille paternelle. Par ce que Catherine dit un jour, sans motif apparent, à sa nièce, on put supposer qu'elle prévoyait déjà l'avenir de la postulante. Ensemble les sœurs travaillaient aux merveilleux ouvrages d'aiguillo pour lesquels leur ordre est célèbre, quand l'abbesse voulut connaître le dessin jeté sur le métier d'Ingegerd. « Je brode deux animaux qui se mordent le dos, » répondit la postulante. « Très doux Jésus, répliqua Catherine, par rintercession de notre Mère détournez de son ordre les morsures empoisonnées de la critique * I » En 1375, nul ne critiquait le monastère naissant.
i. Proc. Can. Dtp Kater. tup. 50» art. f. U{ r. — Proc. Can. Beat. Kaler. Dep, Sr. Marg, Clautd. in art, !• f. 55. iOep. Sr. Annœ Pnuli et Sr, HagnitdiB Nigtiêsadotter in art. A' f. 6i v. 67 r. et Q» v. — Diaiium 1409. — Reuterdahl. m. 238.- Vila Kater. 257, 258.,- H^ostreti Yadslena, 13
0i8 SAINTE BRIGITTE.
Bien qu'une loi commune ne les régit pas encore, ces hommes, ces femmes rivalisaient d'efforts afin de comprendre et . de pratiquer les constitutions de Brigitte. Autorisée par ses supérieurs ecclésiatiques, Tabbesse expliquait aux moines ftiturs, aux religieuses en espérance, les additions de la fondatrice du nouvel ordre à la règle de saint Augustin. D'une main ferme, elle formait ses enfants spirituels aux principaux emplois de leur religion : chanter les louanges du Seigneur, puis travailler de Tesprit et des mains. Mais avant tout elle déclarait à la famille religieuse de Yadstena que Tordre du Sauveur faisait partie du corps enseignant de l'Église et était obligé à l'apostolat. Les religieux prêcheraient d'une façon simple, brève, sans aucune subtilité. « Ce € que le peuple ne comprend pas, avait dit Brigitte, « l'émerveille sans l'édifier ; si simples que fussent « Pierre et François, ils convertissaient à Dieu, mieux « que d'éloquents maîtres en théologie, parce qu'ils aii( maient les âmes ^ » Les sœurs aideraient les frères (i de toutes leurs facultés, » comme les saintes femmes de l'Évangile aidaient le Christ et les disciples. Aux uns et aux autres, Tabbesse rappelait que parmi leurs observances monastiques, il n'en était pas de plus strictes que la pauvreté, le silence et la clôture.
Catherine parut bientôt environnée de l'auréole qui n*appartient qu'aux primitifs des ordres. Dieu se plaisait à exaucer les prières de sa servante, quelles qu'elles fussent. Les faits les plus naïfs s'ajoutaient à de vrais miracles dont on rencontrait dans le monastère même