Birgitta Va»tenis och bonnet doltber Kalhortn
Lilla nimkron, 19ô.
4 JCl. i Vadêl. 68 — 72.
Birgittines et prenait avec elles le chemia familier aux exilés de leur patrie : celui de Dantzig. La ville possédait un couvent dont Tordre avait appris la fondation avec déplaisir, et qu'il ne reconnaissait point volontiers pour sien; c'était une maison de repenties qui, avec les prêtres séculiers chargés de l'assister spirituellement, avait à la fin du xiv** siècle embrassé la règle du Sauveur. On y reçut les fugitives suédoises, dont le roi Sigismond paya la pension. Lorsque le fils de Catherine Jagellon renonça pour lui-même et pour son héritier à la couronne de Suède, qu'on leur offrait au prix d'une apostasie, et retourna en Pologne, les Birgittines de Vadstena l'accompagnèrent. Elles s'établirent au couvent de Lublin, et comme gage de leur reconnaissance elles donnèrent au digne descendant de Brigitte l'anneau de leur fondatrice, porté par sa fille Catherine et par toutes les abbesses du monastère ^
Sigismond avait vainement cherché à soustraire aux protestants les reliques de Vadstena. Enterrées à deux reprises par les ennemis des saints, puis retrouvées en partie, elles furent dispersées. On en montre encore d'insignes dans l'ancienne sacristie du monastère ^ Le comte de Courson, ambassadeur du roi Louis XIV à la cour de Christine, dut à cette reine le frontal et les pariétaux de sainte Brigitte qu'il offrit à son église paroissiale. Sauvée par des fidèles pendant la révolution, cette relique fut rendue au culte, grâce à Monseigneur Bernadou, archevêque de Sens. En voyant toute