Lettres de la R. M. Birgitta Van Dyck
2. Le couvent d'Arras flnit héroïquement ; toutes les religieuses voulurent y rester et terminèrent leur vie dans les épreuves et les privations. Deux professes moururent en odeur de sainteté : la R. M. Bridoul, dont la vie a été publiée à Lille (Nicolas Rache, 1667), et la R. M. Adrienne de Venant qui appartenait à Tune des principales Tamilles de la ville. Lettre de
M. L^ABBt DePOTTER, VICAIRE GÉNÉRAL DV DIOCÈSE D* AURAS (1890).
3. Cameracum Christianum ou Histoire ecclésiastique du diooèse
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Certains monastères allemands se déplacèrent devant les guerres de religion, et se transportèrent dans des régions plus calmes. La communauté de Glëves vint se réfugier à Calcar, et fonda non loin de là un petit hospice desservi par les pères. Au xvu* siècle, l'établissement de Cologne se scinda et peupla le bel édifice de Sion. Soit à la fin du xv!!!"" siècle, soit au commencement du nôtre, plusieurs couvents disparurent. Un seul reste debout en Allemagne : Altomiinster, où Tordre occupe l'antique abbaye bénédictine fondée par saint Alto. Rien n'a pu atteindre la vie de cette vaillante communauté, qui traverse victorieusement toutes les épreuves. En 1522, dixreligieux la quittèrent afin de rejoindre Luther *. Pendant la guerre de Trente Ans, la guerre de la Succession d'Espagne et les campagnes de 1795 et de 1800, le pays où s'élevait Altomûnster fut le théâtre de luttes sanglantes. Au milieu du péril, Tabbaye garda fidèlement sa règle et ne fut jamais abandonnée de ses habitants. Après la sécularisation qui suivit le traité de Lunéville, le couvent des pères fut vendu ; ils se logèrent dans le voisinage, et comme on ne trouva pas d'acquéreur pour le cloître
de Cambrai, L///6, 1849, Lefort. — P. Ignace, Mém. Mss. lï, f. 109. — Souvenirs à Tusage des habitants de Douai, publiés par le conseiUer Plouvaiâ, Douai, 1822, in-\2. Correspondances avec MM. les Archivistes DU Nord et du Pas-de-Calais et avec M. l'Archiviste municipal de Douai. — Constitutions ou règles de sainte Brigitte, à Douai, Tve Marc, Wyon, 1635, 1 — 128. — Helyot, IV, 34, 35. — Annal Juris yonl,, 23» wr., 995. - Nach .206, 209.
1. Leur guide ^Ecolampad, célèbre par ses efforts pour trouver aux rationalistes des ancêtres chez les Yaudois, s'éloi^a jetant au frère portier cette douloureuse parole : u Je puis t*appeler heureux, ta simplicité (e conduit « &u ciel, tandis que notre vaine science tle docteurs nous mène à renfer. »
des religieuses, la majorité d'entre elles continua d'y vivre, soumise à la direction spirituelle des pères, jusqu'à la mort du dernier en 1826. Les filles de sainte Brigitte voient refleurir leur ordre. Grâce à la proteclîon du roi de Bavière Louis P', les quelques professes dont la vie allait s'éteindre, furent autorisées à recevoir des postulantes. Le pape Grégoire XYI accorda une dispense qui permit à Âltomûnster de s'établir en forme de communauté, sous la juridiction épiscopale, et le 8 octobre 1844 le monastère ressuscita pour la gloire de Dieu. De nos jours on y récite l'office birgittin * et, sauf la substitution de l'ordinaire aux moines , on y observe la règle du Saint-Sauveur. Comme leurs ancêtres à Yadstena, les filles de sainte Brigitte y manient la plume avec facilité, et nous leur devons de connaître non seulement l'histoire de leur monastère, mais celle de Tordre '.
En Italie, l'ordre prospéra et eut des représentants jusqu'en 1810. Gênes avait fondé un second couvent ', non moins important que le premier. Paradiso de Florence, dont les lettres italiennes gardent souvenir, loua Catherine en vers gracieux et écrivit la légende