‹ Sainte Brigitte de Suède, sa vie, ses révélations et son œuvreChapitre 20 sur 132 · Hel. Birg. Uppenb. /F · texte numérisé non relu

Hel. Birg. Uppenb. /F

2. Chronlcque contenant Ve$lat ancien et moderne du pays et comté de Namur, la vie et les gestes des seigneurs^ comtes, marquis d'ieelluyy par Panl Groonendael, publiée intégralement pour la première fois par le Comte de Limminghe. Bruges 1879. 461463.

salta, réfléchît, pria Dieu, et accepta cette charge avec la séréoîté qui ne la quittait point aux heures des décisions graves. Seule elle connaissait le prix de son sacrifice, seule elle put apprécier l'excès de sa soufTrance, lorsqu'elle conduisit ses filles Catherine et Ingeborge aa couvent de Risaberg, où les Bernardines promirent de les former à la vertu et à l'étude. Personne ne sut avec quelle peine elle confia sa petite Cécile aux soins des Dominicaines de Skeninge. Charles et Birger reslèrent sous la garde de Nicolas Hermansson. Les Cis« terciens d'Alvastra ouvrirent leurs portes à Benoit, auquel on pressentait la vocation religieuse. Gudmardont Usante était délicate dut suivre sa mère à Stockholm, où il put être instruit, selon son rang, dans l'école de Saint-Nicolas placée sous la direction du clergé séculier '.

Lorsque tout fut réglé, Brigitte dit adieu à ce beau château d'Ulfasa, où le Seigneur lui avait accordé les meilleures joies de ce monde, l'amour dans le mariage el la maternité. Depuis dix-neuf ans, la Providence Ty avait préservée de toute douleur digne de ce nom ; sa part des souffrances de l'humanité avait été si légère, qu'elle semblait destinée seulement à faire ressortir, par des ombres fugitives, la lumière doDtla vie de la jeune femme était inondée. Maintenant il fallait s'arracher de cette terre bénie, prendre racine dans un sol nouveau, partager « le pain d'autrui » et vivre sous un toit étranger.

De telles amertumes eussent écrasé un cœur faible.

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