‹ Sainte Brigitte de Suède, sa vie, ses révélations et son œuvreChapitre 22 sur 132 · tJM brtae tal donnée en dot i · texte numérisé non relu

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Enfin les portes du cloître se refermèrent sur celui qui se sé|)araît, violemment du siècle, et s'arrachait, le cœur sanglant, aux affections du foyer. La santé du novice déclinait. Il donna tout ce qui lui restait de forces à se former à l'obéissance de sa règle. De jour en jour on le vit s'affaiblir ; puis, trois ans après sa guérison miraculeuse, il tomba pour ne plus se relever ', A celle heure suprême on le revêtit de l'habit blanc des moines de Gîteaux. En présence de la famille militante de l'ordre, le prieur d'AIvaslra reçut ses vœux ', avant que saint Benoit, saint Bernard et saint Robert raccueilllssent dans le ciel. Près de lui il avait appelé sa bien-aimée Brigitte. L'abandonner était le plus grand des sacrifices qu'il pût offrir h Dieu, et avant do tout quitter, ce fut vers elle qu'il tourna son dernier regard. Au seuil de la mori, il remercia celle qui avait guidé, soutenu el charmé sa vie. Tirant de son doigt un anneau d'or, il le lui offrit et la pria de se souvenir de lui. Vingt-huit ans auparavant ils échaogeaienl, sansse connaître, la bague des fiançailles, symbole de leur union terrestre; maintenant ils s'unissaient, s'ainiant d'un grand amour, pour toute l'éternité. C'était le 12 février 1344.

|iar le Diplomatorium {V!f, an. 1316, n' 2060) et le protès de canonisalion de Callierinc ; ceHe sainte déposant au procès de sa mère (Sup. S9' or/. f. l'S2) et purlant de son mari, le nomme o consanguine us régis ipsius regni 0. Un acte pnssé te 33 aoUt l;i44 entre firigilte et son gendre {Dipt.Vn' SS-îT) pruiivc que le mariage eut Heu avant cette époque.

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