Proo. Cao. Dep, Kater, sup, 19* art. f, 123 recto
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« ta mère ne recevra de toi aucune joie, et tu ne ce laisseras pas un long souvenir. Humilie-loi afin de a trouver miséricorde devant Dieu. * Le jeune prince baissa la tête et s* éloigna tout bouleversée
Docile à Tinspiration du Saint-Esprit, Brigitte étendit bientôt ses conseils aux courtisans, a: Vos efforts, € leur disait-elle, tendent à vous enrichir, vous et vos <r enfants. Vous faites passer en eux votre cupidité. (( Si tu avais tel domaine, insinue la mère à son fils, tu i< serais semblable à ton père. Vous leur soufflez Tam- « bition des honneurs. Vous leur persuadez de tout « sacrifier, fortune, forces, santé, pour acquérir une (c renommée toute terrestre. Vous leur enseignez « que rhumilité est un déshonneur, et que chercher le « ciel est une folie. Alors le jeune homme exerce sa a violence sur les faibles qu'il opprime. Il injurie et (• tue ses ennemis, les puissants du siècle. Son audace d s'accroît par le succès , et il ne craint pas de a s'attaquer à l'Eglise même. Quant à son salut, il ne « s'en inquiète point. Travestissant le dogme delà pré- « destination, il prétend que la prescience divine a fixé « son sort éternel ; mais le châtiment céleste tombera, « dès ce monde, sur le royaume de Suède. Repentez- « vous, amendez-vous de vos péchés ^ d
i. Proc. Can. Dep. P. de Alvastro sup, 29<» art, f. 215». H est évident qu'une erreur de copiste suivie par les historiens de la sainte a substitué le nom d'Haquin à celui d'Eric. Le texte de la déposition du prieur d'Alvastra dit : « Ex verbîs domine Brigide misericors factus est et non diu vivens deu cessit sine generacione et sine regno, utpredictum Juit ei a domina Brigi- <( da. » Au temps où Dom Pierre parlait ainsi, Haquin et son fils Olaf vivaient encore, tandis qu'Eric était mort sans avoir régné et sans laisser de postérité.