‹ Sainte Catherine de Sienne (volume 2)Chapitre 100 sur 116 · Voir Bibliogr. C · texte numérisé non relu

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Ter au but qu'elle avait atteint. Le premier qui la rejoignit fut Barduccio; il écrivit le récit des derniers moments de la Sainte ; puis il revint à Sienne où tout parlait d'elle, et il s'essayait à vivre de souvenirs et d'espérances quand son amie lui amena la mort qui le consola à jamais. Jean délie GellOy Guillaume de Flete s'endormirent du dernier sommeil soutenus par l'apparition de Catherine. Néri traduisait la Légende lorsque la plume s'échappant de ses doigts, il expira. Jacques de Montepulciano vécut et mourut à la cour des princes d'Urbain, comme dans un monastère; Ser Christophe Guidini se consuma au service des malades aimés de sa sœur en Jésus-Christ. Macconi, chartreux par obéissance, porta l'esprit de la Tertiaire dominicaine dans l'ordre de saint Bruno ; s'attachant à ceux qui avaient connu Catherine il sut arracher l'un d'eux, Guillaume Bainaudo, au parti de l'antipape et conduire les autres où les attendait la Sainte, dont il ressentit la protection toute sa vie. François dei Malavolti ne se rendit pas sans lutte ; mais Catherine brisa une à une les idoles de son disciple et le décida, en se montrant à lui, à prendre le froc des Olivetains*. Soit à Sienne soit au couvent qu'elles fondèrent à Rome dans la maison où avait vécu la Sainte, ses compagnes se sanctifièrent et moururent en odeur de sainteté ; les Frères Prêcheurs amis de Catherine furent tous inscrits au nombre des Bienheureux. Par eux et par leurs émules, l'âme de la Tertiaire du XIV® siècle anime encore l'Ordre de Saint- Dominique. Là nous voyons toujours Catherine vivre,

1. Letlere dei dise. 268^ 274, 290, 293, 314, 323, 324. Lett. dl G. délie Celle (Voir Bibliogr. i, VI et VU). Processus mss. p. 433, 439. B. Raim. Pars. 11^ cap. xv.

agir et trioB|iihar. Les eoawits mis smss son patn>nage semblest toe^ eomme jadis cdni de Mostepixl* ciano, des « Panmàm *. » Qasnd aisx temps les pins tristes pour l'honneur des Ordres religieux on snteo^ satîrîqne célèbre cfaerdia les Kertos da cloître dii^Mracs de le terre, il les reBceoCni «z fond d'un monastère dominicain dédié à Gethcrme de Sienne^. Rome ne cesse pas de proclamer Bienhenrenses des Catherine dominicaines» A SaiBle-Praxide, sens le liean ciel d'ATignon, dans un oonrent on Cathefine aTÛt passé, nne dominiceîne disait, sans donte en pensant a elle : « anx ordres relia gieox, il y a des traditions toat de mesme comme il <c y en a an corps mjstiqne de la Sainte Eglise^ » Ces traditions nous les snivons de nos jonrs en France. N'était-il point le Trai fils de la Sainte, plein de son esprit, celai qni malgré tons les obstacles, rétablit parmi Dons les Frères Prêcheurs? Dnr à Ini-mème tendre aax antres, n'était-il pas le «chevalier fidèle de la Térité,» dont elle trace le portrait dans ses lettres? N'étaient-ils pas anssi ses yrais fils, également pleins de son esprit ces Dominicains du l^ers Ordre enseignant, qui traqués à Arcneil comme Catherine l'avait été à Florence eurent de pins qu'elle le boubeur de verser leur sang pour l'Église et la Patrie?

1. Eo 1635 on ea comptait 43. Voir Vies, etc. des Saintes et Bienheareases, etc., par le P. Jean de S. Marie. S. Huré, Faris, 1635, T. 1. L, II, T. II, L. I.

9. Lyndsay, Vol. I, p. 434. Liber CooTentiis. S. Katherine Senensis Edimburgi MDCCCXLI.

3. Jalienne Moreil. Résponses dans la visite de 16:2B. Intérieur d*an cloître Dominicain par le R. P. M. J. Uoussel. Lyon Briday» 1876, p. 5.

Par les vertus de son Ordre et de ses fidèles, par ses sanctuaires, par son livre et ses lettres, par l'histoire de sa vie, Catherine enfante chaque jour des âmes à la vie éternelle, maternité sainte aussi supérieure à celle de la terre que le monde des esprits Test au monde des corps. Tous ces élus environnent Catherine et forment sa couronne. Â.u moment où ils l'ont priée de les adopter, ils n'étaient pas tous dignes de lui appartenir, mais pareille à nos mères, Catherine, mère passionnée des âmes, entoure d'un amour plus vigilant, plus persévérant, ceux de ses enfants dont la vie expirerait Sims elle; sur la terre elle était l'aiguillon des hésitants, la force des fatigués, le courage des désespérés ; au Ciel son amour s^accroît avec sa puissance et, ses promesses l'af&rment, djB ceux qui, par elle, se donnent à Jésus- Christ pas un ne périra.

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