‹ Sainte Catherine de Sienne (volume 2)Chapitre 99 sur 116 · Lettera · texte numérisé non relu

Lettera

SON BÉRITÂ6E 385

écrivait comme une sorte de journal au cours des événements de la vie de Catherine; il reçut et vérifia le témoignage des contemporains; il recueillit ses propres souvenirs, et si sa mémoire fatiguée était ptête à le trahir, il lui semblait que la Bienheureuse « le secourait et conduisait sa main. » Ainsi il termina en 1395 un beau livre intitulé c Legenda Beatœ Katarinœ de Senis, » dans lequel la raison s'unit à la foi pour expliquer le principe, les actes et l'objet de la vie de Catherine. Amplifiée par le P. Gaffarini, remaniée, abrégée par lui et par d'autres, traduite en plusieurs langues, la Légende fut répandue à l'infini. Dès l'invention de Timprimerie les savants typographes Dominique de Pistoie et Pierre de Pise préparèrent l'édition italienne que les Dominicaines du couvent de Ripoli imprimèrent de leurs mains. Depuis ce moment jusqu'à nos jours les presses de beaucoup de pays ont souvent reproduit l'œuvre du Maître Général des Dominicains ; son livre est resté le guide de quiconque écrit sur Catherine de Sienne et l'origine de la vaste bibliothèque qu'on formerait avec les volumes de ceux qui lui ont consacré leur talent ou leur bonne volonté ^

Ce que fut la douleur des disciples de Catherine quand ils se Tirent séparés de leur mère, on le sait par les lettres qu'ils échangèrent entre eux. Pour la pleurer ils trouvaient des accents aussi désespérés que ceux de Rachel. « Comment vivrons-nous maintenant que notre « Mère, que notre consolation est morte. » s'écriaientils; puis, ils s'encourageaient réciproquement à marcher sur les traces de la Bienheureuse afin de la trou-

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