‹ Sainte Catherine de Sienne (volume 2)Chapitre 25 sur 116 · B, Raim. Para II, cap. v, p · texte numérisé non relu

B, Raim. Para II, cap. v, p

bien la mortification seconde la prière. Soudain la toute-puissante Trinité lui apparut. Une fois encore Catherine entendit les paroles qu'il n»est point, dit TApôtre, permis à l'homme de répéter. Dans une lumineuse vision elle apercevait les bienheureux. Dieu lui permettait de se mêler à eux. Gomme les élus elle éprouvait pour le Seigneur, pour tous les habitants du paradis, anges ou hommes, un amour pleinement satisfait ; elle goûtait la félicité céleste, félicité dont Dieu est la source, mais que les élus s'aidaient réciproquement à augmenter dans leurs âmes, chacun d'eux faisant participer les autres à la récompense de la vertu qu'il pratiquait le mieux sur la terre. Ainsi Marie-Madeleine répandait l'amour de Dieu parce qu'elle avait beaucoup aimé. Il en était de même des anges qui attiraient dans] leurs divers chœurs les saints dont la vie avait eu le plus de conformité avec celle de certains esprits célestes ^ Quitter le paradis et se trouver seule sur les dalles froides d'une église, quel réveil! Catherine adora cependant le bon plaisir de Dieu. Plus tard, se croyant tenue de révéler sa vision à son confesseur, afin qu'il jugeât ses péchés sur les grâces qu'elle recevait, elle chercha à lui décrire le cîel, mais elle n'acheva pas son récit. « Il faut que je vous laisse, » dit-elle au P. Thomas ; « je ne puis plus m'entretenir ce avec aucune créature; ce que je vois me parait obscur « et sans forme'. »

Ce n'était pas que Catherine s'abandonnât à la prostration. Souvent, au sortir même de ses extases et.de

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