‹ Sainte Catherine de Sienne (volume 2)Chapitre 33 sur 116 · Lettera · texte numérisé non relu

Lettera

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attaques, assiégé par ses propres doutes^ il $» à^ maxidait derechef s'il éuil Traimest un siige directeur, quand Catherine le pressa de révéler la eavse du trouble qu'elle remarquait en lui. Il héeita. « Parlez- « moi sans crainte, je sais tout ! » s'écria-tneUe, puis, avant qu'il pût répondre, elle énuméra les critiques cpi'on faisait d'elle, et nomma ses détracteurs qui lui étaient presque tous inconnus* «Dieu Ta yous éclairer», ajouta-t-elle, « et vous faire savoir qœ voua agissez » avec sagesse et prudence. »

Toute la nuit la Bienheureuse resta en prières. C'était pendant le carême, le printemps faéiâtait encore à paraître, Sienne frissonnait sous un vent tout imprégné des neiges de TÂpenniu : aussi les compagnes de Catherine s'étonnèrent-elles beaucoup, quand le len* demain elles ia trouvèrent baignée de sueur. Des visions célestes éblouissaient les regards de l'Sxtatique, uoe force mystérieuse Taldrait et la soutenait dans les alr^, la voix du Seigneur TexeiULit la confiance, tandis que son confesseur sentait ses scrupules s'évanouir. « J'ai « craint aussi en comprenant que vous étiez responsable « de mes aetes, » dit-elle au P. Thomas, dès qu'elle l'aperçut. « Cette nuit le Seigneur a daigné noua ras- « surer tous le|s deux, nous savons que noua oiainhons à «c sa lumière, que tous nos pas sont conformes à son bon « plaisir. »

Catherine observa donc un jeune rigoureux^ Ïm seule £aim qu'elle ressentit, la faim des âmes, fut excitée depuia ledimanche de la Passion jusqu'au premier alléluia de Pâques, par la méditation des souffrances du Sauveur* Elle s'unit à ces souffrances au point d'épuiser ses forces ; alors, craintive d'être au-dessous de sa tâche^ elle

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fonliit n.TOtr qm»d fat «nté lui «endt rfloadiie. fc Pi là iête ée rAsB CB M M i », rëpoMlit le Maître. PtaBdmt les trots Jean im Hg ^ti— c , vu mesB&ger céleflte, panisMnt •« leveréa soleil, appo tt a le oKfii sacré au Ouvt à la Siîale étendne sans anDOTeiiieiil;. QaaBd Tint rhevre 4e la çnfeiaMi, forte d'mpénmce^ elle ae lerty iBonta à réalise, reçat la •conummiaB «t entirn an eitase.L'office termûi^, ob la coaduisit dwz mmt Soepr ie It Pénîtenoe oo on frogal repas était pr^mré ; par oUissaioe à Diea <{ai voiUait qa'elle tésuàgisât aiaai deooa retoarà la naté, elle naa^ea après nn Jeûse de kmt mois. Ifaia ai aoa eoa^sexir, dont les inquiétudes Be se disnpaie&t 4[ae pour Teaaltre, caoçat quelque espoir de la voir rentrer dans la Toie orausiufte, il &t détronpéy car bîeatAt ii FenteBdit s'accuser comme d'vne tuile grave d'aiair mangé an peu de pain. Il fallut donc laisser Gatiieriae ans règles qu'elle recevait dn del. « A csaae de mas péckés Dieu m'a £m^>ée d'usé iafir- « aûté qui m'empêche de manger, » diBait-elle doncO' MSBt à ceux qui se acaadaliaaiait. « Je désirerais le « faire et je ne pois, dfmandez à Notre Seigneur ^'il « me pardsBtne les pécliés pour lesquels je aaérite tons « les châttaMOls. »

Tant dlnimilité me désarma pas la persécalâon. Poisqn'îl était impossible d'obliger Gatberine à partager la nourriture da vnlgaire, on la priva dn pain ^ son âme et en Ini interdit de communier. A partir le es jour elle dépérit Ttsiblement ; son visage perdit M sétéDÎté, son activité disparut, son conrage s*ji^ tttwu Habile à profiter de sa faiblesse, le perfide se* <hieleiir des âmes Tenvironaa de t^èbres. Dans la ^iedwite où elle saarcbait vers Dien, Satan jeta mille

obstacles. Qu'avait été la persécution des hommes comparée à ce qu'elle endurait? Que pouvaient les attaques des créatures sur elle quand elle était défendue par le Créateur, consolée par le Rédempteur ? Maintenant, il lui semblait souffrir une angoisse épargnée au Christ lui-même et elle ne se voyait pas de consolateur ! Confondant la tentation de doute avec le doute lui-même, elle se disait que pour elle l'Eucharistie n'était plus qu'une chimère, FEsprit- Saint qu'un beau rêve. Lorsqu'elle cherchait à réfléchir sa pensée se troublait, elle ne pouvait plus suivre une idée. Par instants elle se demandait si Celui qu'elle aimait sans mesure existait vraiment ? Son cœur se brisait, son intelligence ne comprenait rien, sa santé était détruite, mais elle se savait un bien, le seul que l'humanité ait en propre, le seul que ni le ciel ni l'enfer ne peuvent ravir, la volonté. Quel usage en ferait-elle? Accepterait-elle le renoncement, les fatigues, la douleur, la mort, pour un Dieu qui alors était caché à ses regards, incompréhensible à son esprit, sourd à sa voix, et comme insensible à son martyre? La grâce « suffisante et surabondante » qu'elle méritait par sa fidélité suffit à tout. Elle se croyait sans foi, cependant elle se conduisit selon les lois divines, elle se croyait sans amour au cœur, et cependant elle se sacrifia, elle se croyait sans espérance, et cependant elle ne vécut que pour Tétemité.

C'était là que le Maître l'attendait. Qui pourrait redire les miracles de tendresse par lesquels il ranima sa foi? Tantôt l'hostie sainte prenait sous ses yeux le doux visage de l'enfant Jésus, tantôt le Rédempteur en sortait éblouissant de gloire, ou bien TEsprit-Saint revêtissant la forme d'une colombe planait au-dôssus de

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