‹ Sainte Catherine de Sienne (volume 2)Chapitre 8 sur 116 · h Raim. Pars h cap. m, p · texte numérisé non relu

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cacher les mortifications qu'elle pratiquait, demandant à Dieu, s'il le fallait, de véritables miracles pour épargner un chagrin à sa mère '. Mais Lapa Tespionnait de nouveau. Lorsque écoutant à la porte elle lui entendait prendre la discipline, elle faisait retentir la maison de gémissements au point que les voisins venaient lui demander le sujet de ses peines. La nuit, elle entrait chez sa fille, l'obligeait à quitter la planche sur laquelle elle priait et à partager son lit. Catherine glissait alors une bûche sous les draps. C'était déjouer toute intervention. Lapa le comprit et, voyant que la force avait échoué, que la tendresse maternelle était restée impuissante, elle essaya la ruse.

Non loin de Sienne, sur la rive droite de l'Orcia, jaillissent les eaux ferrugineuses de Yignone auxquelles les Toscans attribuent de grandes vertug. Lapa résolut d'y passer les derniers beaux jours de l'automne avec sa fille ; elle espérait beaucoup des distractions de ce lieu où chacun cherchait le plaisir en même temps que la santé. Mais Catherine trouvait partout son Dieu. Insensible aux vains amusements par lesquels ou prétendait l'arracher à l'attrait de rëternel amour, elle vécut à Yignone comme elle vivait à Sienne et y inventa même de nouvelles austérités. Autour d'une chapelle ronde dédiée à la martyre d'Alexandrie, Sainte Catherine délia Rota, comme l'appellent les Italiens, étaient situées les piscines dans lesquelles coulait la source. Catherine désira ne se baigner qu'après le départ de tout le monde, et afin de crucifier sa chair elle se plaça chaque jour près de la prise d'eau bouii'

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