Gigli Voc. Gâter. Parte II, p
en fermerait l'entrée, et encourageaient leurs amis, les confréries avec lesquelles ils étaient en correspondance, les couvents de femmes oh Catherine était toute-puissanté, à se réunir pour prier dans le même esprit de pénitence. L'ambassadrice du Saint-Siège possédait toute une famille spirituelle à Florence. Pierre dei Bardi, Léonard Frescobaldi ruinés l'un et l'autre par les rois auxquels ils prêtaient leurs richesses, avaient appris d'elle à se donner à un maître qui saurait mieux rémunérer leurs services. Bartolo et Orsa degli Usimbardi, et leurs humbles amis le tailleur Pipino et sa femme Agnès se formaient depuis longtemps la conscience par la méditation des lettres que la Sainte leur adressait en particulier ou en commun. Grâce à la direction de Catherine, Laudomia, la femme de Charles Strozzi, entrée par son mariage dans une famille hautaine et avide, y donnait l'exemple du désintéressement, du détachement des biens et des honneurs*. Ces âmes et bien d'autres encore se joignirent aux pénitents de Dom Jean. On forma de longues processions qui parcouraient la ville en chantant des cantiques où la doctrine de la Bienheureuse était mise envers par un de ses nouveaux disciples, le poète Gianozzo Sacchetti'.
Parmi les fils spirituels de Dom Jean ardents à seconder les vues de l'ambassadrice, il en fut un qui se donna à elle pour ne plus la quitter jamais. C'était un jeune Florentin, Barduccio Canigiani qui, à l'âge où tout plaît, où tout attire, n'avait même pas le désir devoir les joies
1. Lett. 79, 86, 76, 78, 97, 144, 72; 85, 359, 89, 236, 248, 93, 91,90.
2. Laade pabb. da Franc. Palermo Gellini alla Galileiana, 1862, Utere IX dei dise, etc., (Voir Bibliogr. i, VI;.
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L'appui naturel de rambassadrice, à Florence, était le parti aa:[iiel appartenaient les Cani^ani; ce parti avait ponr loi le bon droit et même le nombre, car la rancone et Tintérèt rendaient guelfe le coounerce flo. rentin volé naguère par les seignears gibelins, et lésé par llnterdit. Mais si le pouvoir des Huit semblait ébranlé, il n'était pas détruit. CSes hommes pleins d'audace, habiles à flatter les passions, à intimider ceux qu'ils ne pouvaient séduire, avaient résolu, tant que Rome en fournirait le moindre prétexte, de prolonger une guerre avec laquelle devait finir leur puissance.