‹ Sainte Catherine de SienneChapitre 113 sur 282 · Lettere · texte numérisé non relu

Lettere

regardés comme infranchissables *, tant il était sûr de trouver des saints dans les disciples de Catherine. Lorsqu'il s'agit d'exhorter les Olivétains au dévouement envers le Saint-Siège, Catherine eut chez eux, bien qu'il lui fût inconnu, un puissant auxiliaire : le confesseur de la Bienheureuse Brigitte de Suède, son messager auprès d'Urbain V et de Grégoire XI, l'éditeur de ses Révélations. Retiré dans un couvent espagnol de l'Ordre, mais souvent appelé à Monte Oliveto par le Général, Alphonse de Vadaterra semblait choisi du ciel pour être un lien visible entre la vaillante veuve qui avait prêché la croisade, la réforme du clergé, le retour du pape à Rome, l'obéissance au Saint- Siège, et la jeune vierge qui, avec des lumières plus hautes encore peut-être, poursuivait ces mêmes biens. Les pacifiques et savants Olivétains, particulièrement éclairés sur le but où tendait Catherine, lui furent dociles*.

Mais de tous les saints lieux qui attiraient Catherine, nul ne lui plaisait autant que Saint-Léonard délia Selva di Lago, sanctuaire où nombre de pèlerins et parmi eux son père Dominique, s'étaient agenouillés. Cette retraite des Ermites de saint Augustin s'élevait sur la rive d'un petit lac entouré de hautes futaies ; le site même invitait au recueillement, car le regard arrêté par les forêts ne pouvait errer en liberté que sur le ciel, et s'il s'abaissait

1. Non miraU mai per veruna éignità^ écrit-elle (Lett. 8) ne per dêsêere legittimi iù ilhgitimi ; cke il Figliuolo di Dio non ' sehifa niai per9ona per verunostato ne altra generazione.

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