‹ Sainte Catherine de SienneChapitre 127 sur 282 · Cf. p. 291, note · texte numérisé non relu

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2. Cas paroles ne peuvent point, comme le veulent certains auteurs, porter sur les partis belligérants ; le texte est précis : ilpopolo criêtiano « infedeU... Al unoé a VaUro.

car l'allégresse s'y épanouissait dans une union d'amour à TEssence divine, que Giovanni singulare^ connaissait mieuxqu'aucun des bienheureux. Malgré sa souflFrance des maux présents, la Vierge contemplative s'écria appliquant une parole des Pères de l'Eglise à la révolte des Toscans: 0 felixculpa! 0 heureuse faute !

(Catherine quitta Sienne dans ces sentiments ; elle emmenait plusieurs Tertiaires, car jamais ses missions ne l'isolaient de sa Fraternité et elle était suivie des disciples qui pouvaient la seconder. Etienne Maconi vit ainsi se réaliser la promesse qu'elle lui avait faite, et joyeusement il abandonna parents, amis, patrie, pour la suivre. La Sainte n'avait pas cessé . de considérer Thomas délia Fonte comme son père spirituel ; elle l'unissait dans ses prières à son nouveau confesseur, les nommant les deux colonnes qui la soutenaient. Pendant l'absence du P. Raymond, elle obéit absolument au P. Thomas, « devenu un tout autre homme, disait-elle, depuis que son cœur se repose dans l'amour divin. »

Le printemps répandait alors son charme sur la Toscane, et dans le val d'Arno la nature prodigue entourait Florence de ses plus riches parures. Quand au sein de ce riant et lumineux paysage les Siennois aperçurent devant eux la vieille cité guelfe qui, *non contente d'exercer son esprit de conquête par le commerce, les arts ou la guerre, s'épuisait en luttes intestines, ils se dirent : Si

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