‹ Sainte Catherine de SienneChapitre 132 sur 282 · EpUt. Dom. Staphani · texte numérisé non relu

EpUt. Dom. Staphani

SON SÉJOUR À LÀ COUK PONTIFICAXE 314

de rhomme à rimage de la sainte Trinité ; le rachat par le sang divin ; elle montrait au cœur de la créature raisonnable cet amour généreux pour les âmes que Dieu bénit et associe à la grande œuvre de la Rédemption. Un auditeur vulgaire aurait cru que sans méthode la Sainte laissait sa prière embrasser divers objets; mais le prélat voyait se développer une doctrine vivante et toute dominicaine. Chaque parole éclairait d'une lumière resplendissante de vérité les devoirs du pape : la réforme du clergé, le rétablissement du Saint-Siège à Rome, la pacification de ritalie, la prédication d'une nouvelle croisade.

Même les termes de vénération que la Sainte adressait au Seigneur Jésus : RiformatorCy Riconci" liatore, Fratello eSignore\ étaient comme des avertissements à son vicaire. Enfin TExtatique s'affaissa et garda le silence. L'envoyé pontifical s'apprêtait à quitter la chapelle, soudain Catherine se ranima et commença une oraison admirable sur l'union totale de la volonté humaine à la volonté divine, sur le mérite de ceux qui suivent la volonté divine non point à leur manière, mais à celle de Dieu : « 0 vérité étemelle, disajt la jeune vierge, exaucez votre servante, élevez à vous le cœur des ministres de l'Eglise... qu'ils vous suivent dans la voie de la sainte Croix, qu'ils soient des anges terrestres et non des bêtes brutes '. » Lorsque Catherine eut repris l'usage des sens, elle s'entretint avec le messager

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