‹ Sainte Catherine de SienneChapitre 135 sur 282 · Nous ne mettons pae en regard, comme on Ta fait si son · texte numérisé non relu

Nous ne mettons pae en regard, comme on Ta fait si son

même plus les paroles menaçantes de la prophétesse Brigitte qui exhortaient lô Vicaire du Christ à remplir des devoirs longtemps méconnus; par la voix de la sainte dominicaine la Vérité revendiquait directementsesdroits. Atterré, Grégoire XI ne répondit pas '.

Cependant de fâcheuses rumeurs découragèrent bientôt les espérances de Catherine. Les Huit de la guerre n'envoyaient pas les ambassadeurs qui, selon les conventions faites avec la Sainte, devaient la suivre et la seconder. On prétendait même que, sans en avoir le droit, ils frappaient d'im impôt les biens du clergé". «Vous détruisez la semence que je jette, leur écrivait Catherine dès le 28 juin, en les avertissant que leurs mensonges pourraient avoir comme effet de couvrir leur ambassadrice de honte ; ni le pape ni les cardinaux ne pourront plus croire à votre désir de paix. » Grégoire XI contribuait encore à ébranler la confiance de l'ambassadrice en ceux qui l'avaient choisie. « Croyez-moi, disaitil, les Florentins vous trompent; ou ils n'enverront pas d^ambassadeurs, ou leurs ambassadeurs ne viendront pas dans des intentions pacifiques'. »

vent, les discours et les lettres de Catherine avec les écrita dft Dante et de Pétrarque. Cette comparaison sort de notre cadre ; d'ailleurs, nous sommes plus frappés des dissemblances que des ressemblances entre ces ouvriers différents d'une œuvre envisagée à un autre point de vue et poursuivie par des moyens d*ordre divers.

i. B. RayiiLlI,4, 10; 111,6.

2. Le P. Santa Rosa (Tam. dei Ciompi. Sch. 3) assure que ce fut un bruit répandu à Avignon par les ennemis des Florentins, mais Scipione Aromirato affirme le fait.

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