‹ Sainte Catherine de SienneChapitre 138 sur 282 · Lattero 232, 234. — B. Raym. III · texte numérisé non relu

Lattero 232, 234. — B. Raym. III

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seules choses qu'elle pouvait encore espérer : la croisade et le retour du Souverain Pontife à Rome. L'ambassade acceptée par Catherine ne l'avait pas distraite de la guerre sainte, et la croisade, disaient ses compagnons de voyage, était même la cause principale de son séjour à la cour du pape * ; aussi Catherine ne fut point étrangère à une assemblée qui, réunie pour assurer la défense de Rhodes contre les Turcs, pouvait étendre son action jusqu'à la conquête de Jérusalem. Jean de Heredia, désigné comme le futur grand Maître des chevaliers de Rhodes, était l'âme de l'entreprise que devait conduire un disciple de la Sainte, Nicolas, grand Prieur de Pise. Avec les moines soldats, avec les condottieri toscans qu'elle voulait amener à s'enrôler sous cette bannière, avec le pape lui-même, l'infatigable apôtre s'entretenait de la conversion des païens amenée par l'union fraternelle des chrétiens. Ecoutant sa nouvelle conseillère, Grégoire XI se souvenait des exhortations de la bienheureuse Brigitte aux Ordres militaires. Quel contraste ! 11 n'entendait plus résonner, pareille aux notes hardies et belliqueuses du clairon, la voix qui pressait les chevaliers du Christ de s'arracher à tout bien terrestre, afin de s'élancer au bon combat, joyeux d'aimer, joyeux de sacrifier leur vie au Rédempteur mort pour eux, joyeux de la lutte, joyeux de la gloire éternelle qui en serait le prix certain *. Il

1. B. Raym. II, 10. En même temps qu'il fait cette remarque, l'auteur de la Légende défend Oatherine, qn*on accusa plus tard d*nne fausse prophétie, et il déclare que si la Sainte a toujourd exhorté à la croisade, elle ne Ta jamais prédite.

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