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d'une harmonie qui attire les justes et réveille Tàme morte des pécheurs pour donner tous les hommes au Christ S/ \ ensorcelées par ta niaiserie *, les Provençales n'auraient point compris. Regardant le lumineux visage de Tltalienne, elles se contentaient de murmurer avec Pétrarque, leur poète favori ;
« Paoe divina, senz'alooDo affanno, 8imile a quella ch*è nel oielo eterna \ >
Catherine n'éprouvait nul attrait pour ces nonchalantes Provençales. Certes elles faisaient facilement de jolis vers, les disaient d'un accent inspiré, les chantaient bien au son du luth ou de la citole, et se montraient surtout habiles à disserter sur Tamour ; mais elles étaient incapables de dévouement et de sacrifice. Catherine les trouvait Iftches quand elle les entendait mentir aux hommes^ et elle n'encourageait pas leurs mensonges à Dieu. « Purifions-nous de nos fautes, leur disait-elle, brisons les chaînes du démon, nous parlerons ensuite du Christ crucifié. » Quand, éclairée par ses lumières surnaturelles, elle les voyait la proie du vice qui laisse le moins d'espoir de retour, elle se détournait avec une sévérité que rien ne faisait fléchir*. Cependant elle n'empêchait point que, pour