‹ Sainte Catherine de SienneChapitre 146 sur 282 · B. llijm.n · texte numérisé non relu

B. llijm.n

assister à ses extases, on se pressât enfouie dans sa chapelle et dans l'église donnée aux Dominicaines. . La sœur du pape obtint tout spécialement de Raymond de Capoue, qu'il l'appellerait à jouir de ces pieuses merveilles. Un dimanche matin, elle arriva conduite par Etienne Maconi et suivie d'une escorte bien plus nombreuse qu'il n^'aurait fallu. La veuve d'Aimar de Poitiers, Elys du Rogier de Beaufort, comtesse de Valentinois et de Diois, n'avait pas renoncé aux biens d'ici-bas; pourtant, si elle usait de ce que la terre donne, elle n'oubliait pas le soin de son éternité. En voyant Catherine transfigurée, élevée dans les airs, elle s'inclina dévotement et pria par l'intercession de la Sainte. Moins recueillies, les personnes de sa suite recherchaient la cause d^un pareil prodige. Pouvait-on croire à la bonne foi de l'Extatique ? Ces Siennois étaient si vaniteux ! Dante n'avait-il pas dit:

« Or fn giammai Génie si vana corne la Sanese ' ? >

On convaincrait cette femme de supercherie et on détruirait ainsi l'influence qui menaçait de disperser la joyeuse cour d'Avignon.

Une enfant frivole et coquette, Marie de Boulogne, qui venait d'épouser le petit-neveu du pape, Raymond de Turenne, trouva le moyen de s'assurer de la sincérité de Catherine. Elle avait lu la vie de Douce-

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