‹ Sainte Catherine de SienneChapitre 156 sur 282 · Lettere · texte numérisé non relu

Lettere

2. Le séjour de Catherine chez les Bénédictins de Saint^Fructneux est nne tradition. Lettere 246, 189.

attendait encore à Corneto le résultai de négociations entamées avec les Romains que Florence n^ cessait point d'exciter à^. la rébellion. Craignant que Grégoire XI ne subit de fâcheuses influences^ elle lui écrivît ; t Considérez qu'un cœur faiUle, léger, sans patience, ne pourrait faire les grandes affaires de Dieu... Vous été» le Vicaire du Christ, vous vous êtes mis à travailler et à combattre pour l'honneur de Dieu, le salut des âmes, la réforme de la sainte Eglise... dont vous devez nourrir et gouverner le corps mystique •..,; ces travaux et pes peines vous sont ajoutés en surplus des comhats communs h toutes les âmes qui veulent servii? Dieu. Puisque votre fardeau est plus lourd, il vous faut donc avoir un cœur plus hardi, plus viril, sans crainte aucune de ce qui pourrait arriver. Vous savez bien, très Saint-Père, qu'en prenant la sainte EgUse comme Épouse, vous vous êtes engagé à travailler pour elle, vous attendant aux tempêtes de tribulations et de peines qui s'élèveraient contre vous. Virilement avec force et patience portez-vous au-devant de ces périlleuses tempêtes ; qu'elles ne vous fassent jamais tourner la tête en arrière... Persévérez, réjouissezvous dans ces tempêtes et dans les batailles ; les affaires de Dieu ne se sont jamais faites par d'autres moyens. »

Cette lettre, dans laquelle la Sainte recommandait aussi au pape la miséricorde envers Florence et Sienne, ne resta pas sans effet. Grégoire XI hâta

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